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« Le dalaï-lama ne voulait pas de bains de sang »

 
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Sunyata


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MessagePosté le: Ven 18 Juin - 17:02 (2010)    Sujet du message: « Le dalaï-lama ne voulait pas de bains de sang » Répondre en citant

http://www.la-croix.com/-Le-dalai-lama-ne-voulait-pas-de-bains-de-sang-/article/2429

Selon Sofia Stril-Rever, qui connaît bien le leader spirituel tibétain, ce dernier a opté pour la non-violence et la résistance spirituelle dès l’âge de 16 ans

ENTRETIEN
Sofia Stril-Rever
Écrivain (1)
La Croix : Comment le dalaï-lama a-t-il réagi quand il a vu son pays envahi par l’armée chinoise ?

Sofia Stril-Rever : En 1950, le dalaï-lama, qui avait 15 ans, a interpellé le Conseil de sécurité de l’ONU sur l’invasion du Tibet. Sa demande fut rejetée car les Nations unies ne voyaient pas le Tibet comme un État indépendant – la déclaration d’indépendance de 1913, proclamée par le 13e dalaï-lama, n’ayant pas été entérinée. Puis entre 1950 et 1959, il a essayé de négocier avec la Chine populaire. Mais devant les exactions commises par l’Armée populaire de libération et les menaces sur sa propre vie, il a dû fuir.
Comment a-t-il fait le choix de la résistance pacifique ?

En tant que moine bouddhiste, le principe de non-violence est pour lui fondamental et il ne pouvait accepter l’idée d’un engagement armé. Cependant des dalaï-lamas dans le passé l’avaient fait, ne serait-ce que le 13e, qui avait fait venir des instructeurs britanniques pour apprendre le maniement des armes aux Tibétains. Cette explication, même si elle est fondamentale, n’est donc pas suffisante.

En fait, il a perçu la disproportion numérique entre les 6 à 7 millions de Tibétains et les 700 millions de Chinois (à l’époque). Une guerre aurait été forcément très longue d’autant que, grâce à leur aviation, les Chinois auraient fini par détruire les bases d’une éventuelle guérilla dans les montagnes tibétaines.

Dans ses Mémoires, le dalaï-lama explique qu’il a été confronté à ce dilemme quand son frère aîné, alors abbé d’un grand monastère du Tibet oriental où il avait assisté à des atrocités, l’avait exhorté à faire appel aux Américains – qui cherchaient, à l’époque, une tête de pont face aux communismes chinois et soviétique.

Malgré son jeune âge, le dalaï-lama a compris qu’un long conflit entre deux peuples voisins, dont l’un aurait été soutenu par l’étranger, ne pouvait que provoquer une haine tenace qui aurait demandé plusieurs générations avant de s’effacer des mémoires. Le dalaï-lama ne voulait pas de bains de sang.
Certains « modèles » l’ont-ils inspiré ?

Sa grande référence a toujours été le Mahatma Gandhi. Il est d’ailleurs allé se recueillir dans son mémorial à New Delhi lors de son premier voyage en Inde, en 1956. Il a également exprimé son admiration pour Martin Luther King lors de son premier voyage aux États-Unis en 1979, en tant que grande figure d’humanité défendant les valeurs de compassion et de non-violence.
En quoi le bouddhisme l’a-t-il aidé pour trouver cette force intérieure ?

En 1959, quand il a dû fuir en traversant des cols à 6000 m, il n’a rien pu emporter d’autre que les trésors du cœur que sont la sagesse et la compassion. À l’instar de tous les prisonniers politiques tibétains, il savait qu’il ne pouvait se laisser envahir par la haine qui l’aurait rongé.

Ainsi, le dalaï-lama parle toujours des Chinois comme de ses frères et sœurs ; il leur trouve des qualités ; son vocabulaire à leur propos est plein de compassion. À la mort de Mao, il avait même demandé à son monastère de prier pour lui.
Depuis soixante ans, n’a-t-il jamais été tenté par le découragement ?

Non. Ses armes, dit-il souvent, sont le courage, la justice et la vérité. Et ces valeurs humaines fondent l’espoir. Ce qui ne l’empêche pas de reconnaître la situation désespérée de son pays.
Ne doute-t-il pas de sa victoire ?

Cela dépend de ce que l’on appelle victoire… L’histoire a montré que, bien souvent, une victoire se transformait en défaite à la génération suivante, après une nouvelle guerre. Aujourd’hui, d’un point de vue militaire et politique, les Chinois ont clairement gagné sur le Tibet.

Mais être la personnalité spirituelle la plus aimée à travers le monde, n’est-ce pas une victoire ? Et voir ses militaires brutaliser des moines et moniales pacifiques n’est-ce pas une défaite ? La victoire n’est-elle pas du côté de cette résistance spirituelle ?

Recueilli par Claire LESEGRETAIN

(1) Auteur de Mon autobiographie spirituelle, Dalaï-Lama, Presses de la Renaissance, 2009, 340 p., 18€.
CLAIRE LESEGRETAIN
_____
Dans la plupart des pays, les citoyens possèdent la liberté de parole. Mais dans une démocratie, ils possèdent encore la liberté après avoir parlé.
André Guillois

Sunyata
http://sunyat.free.fr


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MessagePosté le: Ven 18 Juin - 17:02 (2010)    Sujet du message: Publicité

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