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Mémorandum sur l'appel pour la nomination d’un Coordonnateur spécial de l'UE pour les affaires tibétaines

 
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Sunyata


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MessagePosté le: Lun 5 Mar - 19:11 (2012)    Sujet du message: Mémorandum sur l'appel pour la nomination d’un Coordonnateur spécial de l'UE pour les affaires tibétaines Répondre en citant

Mémorandum sur l'appel pour la nomination d’un Coordonnateur spécial de l'UE pour les affaires tibétaines

par Kelsang Gyaltsen
Envoyé de S. S. le Dalaï Lama à l'Europe

Zurich, Février 2012

Résumé

Pendant plus de cinq décennies, sous la conduite de Sa Sainteté le Dalaï Lama, la lutte des Tibétains pour la liberté est demeurée strictement non-violente. Aujourd'hui, non seulement cette lutte reste un mouvement non-violent exemplaire, mais elle représente également un modèle de modération politique, de démocratie et de l'esprit même du dialogue et de la réconciliation. Après la transmission des pouvoirs de l'autorité politique aux chefs démocratiquement élus de l'Administration centrale tibétaine en Mars 2011, la nouvelle direction politique tibétaine en exil a clairement déclaré qu'elle continuerait à suivre le chemin de la non-violence et s'efforcerait d'obtenir une autonomie réelle pour le peuple tibétain dans le cadre de la Constitution de la République populaire de la Chine par le dialogue et la négociation.



Dans l'exercice de son pouvoir au Tibet, la Chine,a essentiellement utilisé la force, l'intimidation et la coercition. Pour le Tibet, les effets de cette politique se résument à un génocide culturel. La religion bouddhiste tibétaine, la culture, la langue, l'identité et le mode de vie sont menacés de destruction pure et simple. Ce mode cruel de gouvernance accompagné de l'absence de toute avancée vers le dialogue renforcent le sentiment de désespoir qu'éprouvent les Tibétains et les poussent à s'immoler en seul signe possible de résistance politique. Au cours des douze derniers mois, il compte 16 cas d'immolation par le feu. Ces actions extrêmes constituent aussi un appel urgent à l'aide adressé à la communauté internationale. Cette dernière se doit d'envoyer un message fort d'espoir et de solidarité vers les Tibétains du Tibet, un message capable de leur redonner espoir, inspiration et courage dans une situation de profond désespoir où ils se trouvent, ce qui contribuera à les convaincre d'abandonner de tels actes de protestation.



La cause tibétaine jouit d'un fort soutien en Europe. Le Parlement européen a lancé de nombreux projets de résolutions en vue d'actions vigoureuses et efficaces de la part de l'Union européenne vers le Tibet. Malheureusement, à ce jour, les initiatives prises par le Conseil de l'UE et la Commission européenne pour le Tibet ont été peu nombreuses et semblent souffrir d'un manque de politique clairement définie et maintenue de façon constante. Aujourd'hui, il est clair que le contexte du dialogue sur les droits de l'Homme entre l'Union européenne et la Chine est inadéquat, incapable d’évoquer la question du Tibet dans toute sa complexité. Ceci a empêché tout progrès dans la situation des droits de l'Homme au Tibet et tout dialogue ouvert entre les représentants de Sa Sainteté le Dalaï Lama et leurs homologues chinois.

Dans ce contexte, il est à présent grand temps que l'Union européenne agisse avec détermination pour le Tibet. Il y a une nécessité de recourir à des efforts multilatéraux de manière coordonnée afin d'impulser un changement dans la position et l'attitude des leaders chinois sur la question du Tibet. A cet égard, l'Union européenne, par son poids politique et son haut statut international, se trouve dans une position idéale pour jouer un rôle décisif.

La désignation d'un Coordonnateur spécial aux affaires tibétaines au sein de l’Union européenne constituerait une étape cruciale permettant à l’UE de jouer un rôle efficace et permanent dans la résolution pacifique du problème tibétain. Ce sentiment de sympathie et de solidarité envers le Tibet qui est largement répandu parmi les Européens et le grand nombre de résolutions sur le Tibet adoptées par le Parlement européen constituent un mandat clair et net donné au Conseil de l'UE et à la Commission européenne pour que soit prise cette initiative sur la question du Tibet. La désignation d'un Coordonnateur spécial aux affaires tibétaines au sein de l'UE enverrait un message fort d'espoir et de solidarité aux Tibétains du Tibet et les persuaderait peut-être de cesser les immolations.

La lutte des Tibétains : le cas d'un mouvement non-violent exemplaire pour la liberté

Pendant plus de cinq décennies, sous la conduite de Sa Sainteté le Dalaï Lama, la lutte des Tibétains pour la liberté est demeurée strictement non-violente. Après la transmission de son autorité politique aux chefs démocratiquement élus de l'Administration centrale tibétaine, la nouvelle direction politique tibétaine en exil a clairement déclaré qu'elle continuerait à suivre le chemin de la non-violence et ne chercherait pas la séparation de la Chine ou l'indépendance pour le Tibet. L'Administration centrale tibétaine continuera de travailler en vue d'aboutir à une autonomie véritable pour le peuple tibétain dans le cadre de la Constitution de la République populaire de Chine par le dialogue et la négociation. Ainsi, la lutte des Tibétains pour la liberté demeure non seulement un mouvement non-violent exemplaire, mais elle représente également un modèle de modération politique, de démocratie et de l'esprit même du dialogue et de la réconciliation.

La résistance tibétaine au Tibet reste forte

En Mars 2008, la troisième génération de Tibétains née et ayant grandi sous le régime communiste chinois, s'est soulevée contre la férule chinoise. Des Tibétains de tous milieux sociaux, originaires de tout le plateau tibétain ont protesté contre les politiques tyranniques et discriminatoires mises en place au Tibet par les autorités chinoises. Pleinement conscients de la menace que cela faisait planer sur leur vie, jeunes et vieux, hommes et femmes, religieux et laïcs, croyants et non-croyants, sans oublier les étudiants, tous se sont regroupés pour exprimer spontanément leurs appréhensions, leur mécontentement et leurs doléances à propos de la politique du gouvernement chinois.

Répression brutale des manifestants au Tibet

Malheureusement, les autorités chinoises ont eu recours à des méthodes brutales pour répondre à la situation au Tibet, malgré des exhortations lancées par de nombreux chefs d'Etat, des ONG et des personnalités de renommée internationale appelant à la prévention de violence et à la retenue. Aujourd'hui, un peu partout au Tibet, il y a une forte présence de policiers armés et militaires. Dans de nombreuses régions, les Tibétains souffrent sous l'effet d'une loi martiale de facto. Il règne une atmosphère d'angoisse et d'intimidation. En l’absence d’observateurs internationaux, de journalistes ou même de touristes autorisés, dont la présence est interdite dans de nombreuses régions du Tibet, les autorités chinoises ont les mains totalement libres au Tibet.

Une culture face à la menace de destruction

L'effet de la politique actuelle au Tibet, qu'elle soit intentionnelle ou non, se résume à un génocide culturel. La marginalisation des Tibétains et du mode de vie tibétain s'effectue à un rythme alarmant. "Le développement" est conçu pour assimiler le Tibet dans la société et la culture chinoise afin d’engloutir démographiquement les Tibétains par le transfert, en grand nombre, de Chinois au Tibet et réduire ainsi la population locale tibétaine à l'état de minorité insignifiante. La religion bouddhiste tibétaine, la culture, la langue, l'identité et le mode de vie sont menacés de destruction pure et simple au Tibet. Il est donc très urgent que la communauté internationale envoie un signal fort pour protéger le Tibet de cette menace de génocide culturel.

Désespoir et frustrations à l'origine des immolations

La détérioration de la situation au Tibet et l'absence de toute avancée vers le dialogue avec le gouvernement chinois renforcent le sentiment de frustration et d'isolement qu'éprouvent les Tibétains. Les tensions, l'agitation et l'amertume s’intensifient chez eux. D'un côté, l'intransigeance dont fait preuve le gouvernement chinois à propos de la question du Tibet, de l'autre, l'absence d'un soutien fort visible et bien réel venant de la communauté internationale provoquent désespoir et radicalisme chez les Tibétains les poussant à s'immoler comme un acte de résistance.

Depuis Février 2009, il y a eu 17 cas d'immolation. Au cours des seuls douze derniers mois, 16 Tibétains ont eu recours à cette forme radicale de protestation politique dont douze d'entre eux en sont morts.

Les dirigeants tibétains en exil déplorent de tels actes de protestation radicale et continuera à les désapprouver. Toutefois, il est urgent que la communauté internationale envoie un message fort d'espoir et de solidarité vers les Tibétains du Tibet. Ceci leur redonnera espoir et inspiration dans la situation de profonde frustration et de désespoir où ils se trouvent et contribuera à les convaincre d'abandonner de tels actes de désespoir.

Dialogue UE-Chine à propos des droits de l'Homme

Le Parlement européen exprime constamment sa profonde inquiétude pour la situation lamentable dans laquelle se trouve le peuple tibétain et exprime ses encouragements à des négociations entre le gouvernement de la République populaire de Chine et Sa Sainteté le Dalaï Lama, ou ses représentants, afin de trouver des solutions à la question du Tibet et a adopté un nombre important de résolutions à cet effet. Cependant, malgré le grand soutien au Tibet qui existe au Parlement européen, jusqu'ici les initiatives prises par le Conseil de l'UE et la Commission européenne pour le Tibet ont été peu nombreuses et semblent souffrir d'un manque de politique clairement définie et maintenue de façon constante. Il est clair et indéniable aujourd’hui que, seule l'évocation de la question du Tibet dans les dialogues entre l'UE et la Chine sur les droits de l'Homme n'a amené aucun résultat tangible. Il est évident que cette ligne d'approche est inefficace et ne suffit pas au regard de la complexité du problème. Le dialogue sur les droits de l'Homme avec la Chine n'a pas suffi à faire progresser la situation des droits du peuple tibétain et n'a pu amener un dialogue constructif entre Sa Sainteté le Dalaï Lama, ou ses représentants, et les dirigeants chinois. Pour preuve, après les jeux olympiques de Beijing en Août 2008, la répression orchestrée par le gouvernement chinois au Tibet et les relations de ce dernier avec le Tibet se sont durcies considérablement.

Le moment est venu de lancer un effort international en faveur du Tibet

Dans ce contexte, il est grand temps d'intervenir en faveur du Tibet. Il est important d'intensifier de manière cruciale les efforts visant à amener un changement positif dans la situation au Tibet.

Ainsi, en 1997, le fait que la Secrétaire d'Etat américaine Madeleine Albright ait annoncé la nomination du premier Coordonnateur spécial américain pour le Tibet a représenté un énorme encouragement pour le peuple tibétain. La création de ce poste a permis de lancer des actions de concertation avec l'administration américaine dans plusieurs domaines : assistance humanitaire, soutien diplomatique, stratégies multilatérales, partage d'informations et enfin dans l'élaboration de nouvelles politiques. Cela a assuré un niveau d'attention élevé sur le Tibet au plus haut niveau et des échanges politiques entre les Etats-Unis et la Chine. Et surtout, le Bureau du Coordonnateur pour le Tibet peut donner un élan qui favorisera l'élaboration par l'administration américaine d'une politique américaine cohérente et suivie dans le but de favoriser un dialogue entre Sa Sainteté le Dalaï Lama et le gouvernement chinois.

Une politique ferme et continue sur le Tibet est en progrès

En conséquence, le président Obama et la secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, ont rencontré Sa Sainteté le Dalaï Lama en Février 2010 et Juillet 2011. Le président Obama a exprimé son soutien indéfectible à la cause de l'identité tibétaine dans sa spécificité d'un point de vue religieux, culturel et linguistique, ainsi qu'à la protection des droits des Tibétains en Chine. Il a fait l'éloge de la "Voie du Milieu" proposée par le Dalaï Lama, de l'importance qu'il attache à la non violence et à la recherche du dialogue avec le gouvernement chinois. De plus, le président Obama a exprimé, en public et en privé, son désir de voir s'instaurer ce dialogue de façon constructive entre le Dalaï Lama et le gouvernement chinois. De même, la Secrétaire Clinton et le Sous-Secrétaire d'Etat James Steinberg, ont plusieurs fois évoqué la question des droits de l'Homme au Tibet et la "nécessité pour la Chine d'engager un dialogue plus sérieux avec le Dalaï Lama à propos du Tibet dans le cadre de la politique "d'une seule Chine".

Depuis qu'elle a pris ses fonctions de Coordonnatrice spéciale des questions sur le Tibet en Octobre 2009, Maria Otero, la Sous-Secrétaire à la sécurité civile, la démocratie et les droits de l'Homme, a rencontré cinq fois Sa Sainteté le Dalaï Lama. Elle s'est rendue deux fois en Inde où elle a eu de longs entretiens avec Sa Sainteté ainsi que des membres démocratiquement élus du gouvernement tibétain. Elle a également visité des camps de réfugiés tibétains afin de mieux comprendre les besoins en soins humanitaires de ces réfugiés et déterminer les moyens nécessaires à la sauvegarde de la culture, la religion et la langue des Tibétains. Elle s'est aussi rendue au Népal où elle a visité un centre d'accueil pour réfugiés tibétains à Katmandou, où les nouveaux arrivants sont enregistrés et reçoivent les soins dont ils ont besoin. Madame Otero reste aussi en contact avec l'Envoyé spécial de Sa Sainteté à Washington DC, avec qui elle s'entretient de toutes les questions relatives au Tibet et aux Tibétains. Dans sa capacité de Coordonnatrice spéciale des questions sur le Tibet, Madame Otero organise régulièrement des réunions avec Kurt M. Campbell, Assistant au Secrétaire d'Etat pour les relations avec le Pacifique et l'Extrême-Orient, Jeffrey A. Bader, Directeur-en-Chef du Conseil de Sécurité nationale à la Maison-Blanche pour les Affaires avec l'Asie, ainsi que son successeur, Daniel R. Russell, et l'Envoyé spécial de Sa Sainteté le Dalaï Lame, Lodi G. Gyari.

Au cours de ces réunions, les discussions portent sur le moyen de coordonner tous les aspects de la politique américaine relative au Tibet. De plus, la Coordonnatrice spéciale des questions sur le Tibet, en concertation avec l'Envoyé spécial de Sa Sainteté, a pris l'initiative de convier les ambassadeurs des gouvernements concernés qui s'intéressent à la question du Tibet, à des déjeuners de travail afin de pouvoir partager connaissances et idées et discuter de possibles approches communes. La nomination d'un Coordinateur spécial sur la question de Tibet aux Etats-Unis et la promulgation par le Congrès américain en 2002 de la Loi sur une politique relative au Tibet signée par le président George W. Bush, le 30 Septembre 2002, ont formé un solide fondement pour une politique américaine cohérente et de longue haleine à propos du Tibet. Ceci envoie très opportunément un signal fort au gouvernement chinois qui est à interpréter comme le rappel de l'importance que cette question va continuer d'avoir dans les relations entre les Etats-Unis et la Chine tant que cette dernière ne s'en préoccupera pas de façon sérieuse et réaliste.

Cette politique américaine énergique à propos du Tibet n'a pas affecté de façon notoire les relations sino-américaines. A contrario de l'Europe, les rencontres régulières entre le président des Etats-Unis et son secrétaire d'Etat avec Sa Sainteté le Dalaï Lama entraînent seulement des protestations diplomatiques de routine. Ceci indique clairement que la politique ferme et constante des administrations américaines successives sur le Tibet a amené la reconnaissance et l'acceptation par Beijing de la notion que le Tibet occupe une place importante dans les relations bilatérales entre les Etats-Unis et la Chine qui ne peut être escamotée.

Mandat aux citoyens de l'Europe pour agir en faveur du Tibet

Il faut lancer un effort multilatéral coordonné afin d'impulser un changement dans la position et l'attitude des leaders chinois sur la question du Tibet. L'Union européenne, grâce à son poids politique et son haut statut international, se trouve dans une position idéale pour promouvoir un effort en vue de la résolution pacifique du problème tibétain par le dialogue et les négociations. Le Parlement européen a lancé de nombreux projets de résolutions en vue d'actions vigoureuses et efficaces de la part de l'Union européenne destinées à assurer le respect des libertés et droits fondamentaux du peuple tibétain et pour appuyer des négociations entre Sa Sainteté le Dalaï Lama et le gouvernement chinois. En 1998, le Parlement européen a adopté une résolution demandant au Conseil la nomination d'un Représentant spécial européen pour le Tibet. Le Parlement européen a renouvelé cette demande en 2002,2007, 2008 et 2011. La cause tibétaine jouit d'un très fort soutien en Europe. Dans presque tous les pays d'Europe, on trouve des groupes de soutien au Tibet.

A travers le continent, il y a beaucoup de supporters ardents de la cause tibétaine qui se sont engagés par principe moral. Ils approuvent les initiatives prises par leur gouvernement pour aider à une solution juste et pacifique au problème du Tibet. Cette sympathie largement partagée par les Européens à l'égard du Tibet et le grand nombre de résolutions adoptées par le Parlement européen constituent un mandat clair donné au Conseil de l'UE et à la Commission européenne afin que l'initiative sur la question du Tibet soit prise en compte pour la nomination d’un Coordonnateur spécial aux Affaires tibétaines pour la Communauté européenne.

Un Coordonnateur spécial européen pour les affaires tibétaines

L'objectif principal du Coordonnateur spécial sera d'encourager dialogue et négociations entre le gouvernement de la Chine populaire et Sa Sainteté le Dalaï Lama ou ses représentants. Dans ce but, il/elle devra mettre au point une politique nouvelle plus efficace et mieux cohérente. Le coordonnateur spécial devrait rester en contact rapproché avec les chefs du peuple tibétain et se rendre en Inde, au Tibet et en Chine. Il/elle devra faciliter une politique européenne en faveur du respect des droits de l'Homme, de la protection et de la culture, de la religion, la langue et l'identité propres au Tibet. Le Bureau du Coordonnateur spécial sur les affaires tibétaines pour l'UE devrait encore permettre de réunir le Conseil, la Commission, le Parlement et les Etats membres de l'UE pour étudier un ensemble de questions concernant les Tibétains, aide humanitaire et scolaire, préservation de la culture, partage d'information, soutien diplomatique, stratégies multilatérales ou encore élaboration de politiques.

Remarques de conclusion

La nomination d'un Coordonnateur spécial européen aux Affaires tibétaines représente une étape cruciale permettant à l’UE de jouer un rôle constant et efficace pour la résolution pacifique du problème tibétain. Cette nomination enverrait un message fort d'espoir et de solidarité aux Tibétains du Tibet. Cela montrerait que l'Union européenne n'oublie pas les épreuves que traversent les Tibétains et qu'elle n'abandonne pas ces derniers. Cela serait aussi la preuve de son profond engagement à jouer un rôle déterminant et constructif dans la recherche de solutions non-violentes à la question du Tibet. Cette nomination serait une formidable source d'espoir et une inspiration et contribuerait fortement à persuader les Tibétains de ne pas abandonner l'espoir et de ne pas avoir recours à des actes de protestation extrêmes. Ce geste témoignerait de l'intérêt, de l'engagement et de la solidarité de l'Europe qui renforcerait et soutiendrait ainsi l'esprit et l'espoir de Tibétains opprimés et persécutés.

Non seulement la résolution pacifique du problème tibétain apportera de grands bienfaits au Tibet et à la Chine et favorisera la paix et la stabilité dans la région, mais elle aura aussi des conséquences profondes pour la culture politique mondiale. La lutte pour la liberté menée par les Tibétains est aujourd'hui connue de par le monde, car elle fait figure de flambeau de la non-violence et de la démocratie. En conséquence, le succès ou l'échec de la lutte non-violente pour la liberté menée par les Tibétains ne peut qu'avoir une incidence directe sur l'issue des efforts faits par la communauté internationale pour qu'enfin émerge et s'installe durablement une culture politique mondiale fondée sur la non-violence, le dialogue et la démocratie.

Secretary
Bureau du Tibet
84 Boulevard, Adolphe Pinard
75014 PARIS



For original in English: http://www.tibet-envoy.eu/content/?p=613

Memorandum on the Call for an EU Special Coordinator for Tibetan Affairs

by Kelsang Gyaltsen, Envoy of H. H. the Dalai Lama, February 2012

The Tibetan struggle: A case of exemplary non-violent struggle for freedom

For over five decades, under the leadership of His Holiness the Dalai Lama, the Tibetan freedom struggle has remained strictly non-violent. After the devolution of his political authority to the democratically elected leaders of the Central Tibetan Administration, the Tibetan political leadership in exile has made clear that it will continue to abide by the path of non-violence and not seek separation from China or independence for Tibet. The Central Tibetan Administration will continue to strive for genuine autonomy for the Tibetan people within the framework of the People’s Republic of China (PRC) through dialogue and negotiations. Thus, the Tibetan freedom struggle is not only an exemplary non-violent movement but is also a model for political moderation, democracy and the spirit of dialogue and reconciliation.

Tibetan resistance in Tibet remains strong

In March 2008, the third generation of Tibetans, born and grown up under Chinese Communist rule, rose up against the oppressive Chinese rule. Tibetans from all walks of life and across the entire Tibetan plateau demonstrated against the oppressive and discriminatory policies of the Chinese authorities in Tibet. With full awareness of the imminent danger to their lives, young and old, men and women, monastic and lay people, believer and non-believers, including students, came together to spontaneously express their anguish, dissatisfaction and genuine grievances at the policies of the Chinese government.

Brutal crack-down of demonstrations in Tibet

Sadly, the Chinese authorities have resorted to brutal methods to deal with the situation in Tibet, despite appeals by many world leaders, NGOs and personalities of international standing to avoid violence and show restraint. Today, in many parts of Tibet, there is a huge presence of armed police and military. In many areas Tibetans continue to suffer under a state of de-facto martial law. There is an atmosphere of angst and intimidation. With no international observers, journalists or even tourists allowed into many parts of Tibet, the Chinese authorities have a completely free hand in Tibet.

A culture facing the threat of destruction

The effect of present policy in Tibet – whether deliberately or unintentionally – amounts to a cultural genocide. The marginalization of the Tibetans and Tibetan way of life is taking place at an alarming pace. “Development” is designed to assimilate Tibet into the Chinese society and culture and to overwhelm Tibetans demographically by transferring large number of Chinese to Tibet and reducing the local Tibetan population to an insignificant minority. The Tibetan Buddhist religion, culture, language, identity and way of life are under threat of total destruction in Tibet. There is, therefore, an urgent need for a strong signal by the international community to protect Tibet from this threat of cultural genocide.

Despair and frustration leading to self-immolations

The deteriorating situation in Tibet and the lack of any progress in the dialogue process with the Chinese government are deepening the sense of frustration and alienation among Tibetans. Tension, restlessness and bitterness are on the increase among Tibetans. The intransigence of the Chinese government on the issue of Tibet on the one hand and the absence of strong, visible and concrete support for Tibet by the international community on the other hand are causing despair and radicalism among Tibetans compelling them to acts of self-immolations.

Since February 2009, there have been 17 cases of self-immolations. Alone in the past 12 months, 16 Tibetans resorted to this drastic act of political protest and 12 of them are believed to have died.

The Tibetan leadership in exile will continue to discourage such drastic acts of protest. However, there is an urgent need for members of the international community to send a strong message of hope and solidarity to the Tibetans inside Tibet. This will give them hope and inspiration in a situation of deep sense of frustration and despair and will help in persuading them to refrain from such acts of despair.

The European Union’s human rights dialogue with China

The European Parliament consistently expresses deep concern about the plight of the Tibetan people and encourages negotiations between the government of the PRC and His Holiness the Dalai Lama or his representatives to resolve the issue of Tibet and it has adopted a number of significant resolutions to that effect. However, despite the strong support for Tibet within the European Parliament, so far the initiatives on Tibet taken by the EU Council and Commission have been few and seem to lack a clear and sustained policy. Today, it is clear and undeniable that raising the Tibet issue within the framework of the EU-China human rights dialogue alone has failed to bring any tangible results. It is obvious that this approach is inadequate and does not do justice to the complexity of the Tibetan problem. The human rights dialogue with China has failed to improve the human rights of the Tibetan people and has failed to achieve a constructive dialogue between His Holiness the Dalai Lama or his representatives and the Chinese leadership. Indeed, after the Olympic Games in Beijing in August 2008, the Chinese government’s repression in and attitude on Tibet has hardened significantly.

Time for a concerted international effort on Tibet

Against this background it is high time to act on Tibet. It is of crucial importance to increase efforts to bring about a positive change in the situation of Tibet.

In this context it has been a tremendous encouragement for the Tibetan people, when in 1997 US Secretary of State Madeleine Albright announced the appointment of the first US Special Coordinator for Tibetan Affairs. The creation of this position has provided a focus for engaging with the US Administration on a breath of issues – humanitarian assistance, diplomatic support, multilateral strategies, sharing information and, ultimately, shaping policy. It has ensured a significant level of attention to Tibet at the highest level of political interaction between the US and China. Most importantly, the Office of the Tibet Coordinator provides the necessary impetus with the US Administration for a consistent US policy in promoting dialogue between His Holiness the Dalai Lama and the Chinese government.

A firm and consistent policy on Tibet makes progress

As a result President Obama and Secretary of State, Hillary Clinton, have met with His Holiness the Dalai Lama in February 2010 and July 2011. President Obama expressed his strong support for the preservation of Tibet’s unique religious, cultural, and linguistic identity, and the protection of human rights for the Tibetans in China. He commended the Dalai Lama’s “Middle-Way” approach, commitment to non-violence, and the pursuit of dialogue with the Chinese government. Moreover, President Obama has called both publicly and privately for substantive dialogue between the Dalai Lama’s representatives and the Chinese government. Similarly, Secretary Clinton and Deputy Secretary of State James Steinberg have raised the issue of human rights in Tibet and the “need for China to have a deeper engagement with the Dalai Lama over Tibet within the framework of one-China-policy [...]” on multiple occasions.

Since assuming her position as Special Coordinator for Tibetan Issues in October 2009, Under Secretary for Civilian Security, Democracy, and Human Rights, Maria Otero, has met His Holiness the Dalai Lama five times. She travelled two times to India to meet and consult with His Holiness the Dalai Lama and members of the democratically elected Tibetan political leadership, and to visit Tibetan refugee settlements in order to assess the humanitarian needs of the refugee community as well as the requirements for the preservation of Tibetan culture, religion and language. She also visited Nepal and inspected the Tibetan Refugee Reception Centre in Kathmandu, where new Tibetan refugees from Tibet are being registered and taken care. Moreover, Under Secretary Otero maintains close contact with the Special Envoy of His Holiness the Dalai Lama based in Washington D.C. on all issues concerning Tibet and the Tibetans.

Under Secretary Otero in her capacity as the US Special Coordinator for Tibetan Issues has been holding regular joint sessions with Assistant Secretary of State for East Asian and Pacific Affairs, Kurt M. Campbell and with the White House National Security Council Senior Director for Asian Affairs, Jeffrey A. Bader and his successor Daniel R. Russel, and the Special Envoy of His Holiness the Dalai Lama, Lodi G. Gyari to discuss and coordinate all aspects of the US policy on Tibet. Moreover, the US Special Coordinator for Tibetan Issues in cooperation with the Special Envoy of His Holiness the Dalai Lama has taken the initiative to invite the ambassadors of those governments interested in the issue of Tibet to working luncheons in order to share information and opinions, and discuss common efforts and approaches.

The appointment of a US Special Coordinator for Tibetan Issues and the adoption of the Tibetan Policy Act by the US Congress in 2002 and signed into law by President George W. Bush on September 30, 2002 have created a strong basis for a coherent, consistent and sustained US policy on Tibet. This sends the right signal to the Chinese leadership that this issue will continue to remain an important agenda in the US-China relations unless and until China addresses it seriously and realistically.

This robust US policy on Tibet did not affect the Sino-US relation in any tangible way. In contrast to Europe the regular meetings of the US President and the Secretary of State with His Holiness the Dalai Lama result only in routine diplomatic protests. This is a clear indication that the firm and consistent policy of US Administrations in succession on the issue of Tibet has led to the recognition and acceptance by Beijing that Tibet has high status in US-China bilateral relations and cannot be avoided.

A mandate from the citizens of Europe to act on Tibet

There is a need for a coordinated multilateral effort to bring about a change in the position and attitude of the Chinese leadership on the issue of Tibet. The European Union is ideally suited to champion the peaceful resolution of the Tibetan problem through dialogue and negotiations. The Union has political weight and enjoys high international standing. The European Parliament has called in numerous resolutions for strong and effective actions by the Union to ensure respect for the fundamental rights and freedoms of the Tibetan people and to promote negotiations between His Holiness the Dalai Lama and the Chinese government. In 1998, the European Parliament adopted a resolution calling on the Council to appoint an EU Special Representative for Tibet. The European Parliament has reiterated this call for the appointment of an EU Special Representative for Tibet in successive resolutions adopted in 2002, 2007, 2008 and 2011.

The Tibetan cause has a strong base of support in Europe. In almost every European country there exist Tibet support groups. People throughout Europe feel deeply committed to the Tibetan cause as a matter of moral principle. They welcome their governments taking initiatives to promote a just and peaceful solution to the Tibetan problem. The widespread sympathy for Tibet among Europeans and the large number of resolutions on Tibet by the European Parliament present a clear mandate for the EU Council and Commission to take the initiative on Tibet and to appoint an EU Special Coordinator for Tibetan Affairs.

An EU Special Coordinator for Tibetan Affairs

The central objective of the EU Special Coordinator for Tibetan Affairs should be to promote substantive dialogue and negotiations between the Government of the PRC and His Holiness the Dalai Lama or his representatives. Towards this aim he or she should develop a new and more effective and consistent policy. The EU Special Coordinator should maintain close contact with leaders of the Tibetan people and make efforts to travel to India, Tibet and to China. The Special Coordinator should promote the EU policy pressing for respect for human rights and encouraging the preservation of and respect for the distinct culture, religion, language and identity of Tibet. The Office of the EU Special Coordinator for Tibetan Affairs should also provide a focus for engaging with the Council, Commission, Parliament and the member states of the European Union on wide range of issues concerning the Tibetan people – from humanitarian and educational assistance, cultural preservation to information sharing, diplomatic support and multilateral strategies to shaping policy.

Concluding remarks

The appointment of an EU Special Coordinator for Tibetan Affairs is a crucial step for a sustained and effective role for the European Union to help to resolve the Tibetan problem peacefully. This appointment will send a strong message of hope and solidarity to the Tibetans inside Tibet. It demonstrates that the European Union has not forgotten the plight of the Tibetan people and that it has not abandoned them. It will reflect the strong commitment of the EU to play a crucial and constructive role in resolving the issue of Tibet peacefully.

This appointment will be a great source of hope and inspiration and will go a long way in persuading Tibetans not to despair and not to resort to drastic acts of protest. It is a strong gesture of concern, commitment and solidarity that will help in strengthening and sustaining the spirit and hope of the oppressed and persecuted Tibetans.

A peaceful resolution of the Tibetan issue will not only bring great benefit to Tibet and China and enhance stability and peace in the region but will have great consequences for the global political culture, too. The Tibetan freedom struggle has gained international fame in championing non-violence and democracy. Consequently, the success or failure of the non-violent freedom struggle of the Tibetan people will directly impact the outcome of the international effort to promote and cultivate a global political culture based on non-violence, dialogue and democracy.
_____
Dans la plupart des pays, les citoyens possèdent la liberté de parole. Mais dans une démocratie, ils possèdent encore la liberté après avoir parlé.
André Guillois

Sunyata
http://sunyat.free.fr


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