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Les appels à l’aide des tibétains

 
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Sunyata


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MessagePosté le: Sam 31 Mar - 09:59 (2012)    Sujet du message: Les appels à l’aide des tibétains Répondre en citant

Les appels à l’aide des tibétains

Frida Ghitis, CNN, 29 mars 2012

Les Tibétains ont longtemps occupé une place particulière dans le cœur de l'Occident. Mais cela ne leur a pas fait beaucoup de bien.

Au cours de l'année écoulée, alors que le monde concentrait son attention sur les soulèvements arabes et que la croissance de la Chine laissait planer son ombre sur une économie mondiale fragile, la lutte des tibétains pour l'autonomie est entrée dans une phase inquiétante.

De loin, il aurait pu sembler que la Chine avait profondément réussi à écraser l'espoir du Tibet. Mais chez eux, dans une partie ouest de la Chine, les Tibétains démontrent que leur lutte n'est pas terminée. Les autorités chinoises feraient bien de reconsidérer leur approche musclée, parce que, avec ou sans l'attention de l'Ouest, les Tibétains vont poursuivre leur lutte.

Cela a commencé en Mars de l'année dernière, quand un jeune moine tibétain, Phuntsog, s'est immolé par le feu dans une manifestation contre les politiques de la Chine. Depuis lors, quelque 30 autres Tibétains, pour la plupart des moines, se sont arrosés d'essence et ont allumé l'étincelle qui les a transformés en torches humaines, lançant des cris pour la liberté et pour le retour du Dalaï Lama dans sa patrie, avant de s'effondrer et de se tordre de douleur.

Pékin a réagi par des mesures répressives. Mais en dépit d'une forte présence des forces de sécurité et quelque 21 000 représentants du parti communiste, les immolations se poursuivent. La plupart des cas sont survenus dans une région isolée qui permet aux autorités chinoises de facilement bloquer à l’extérieur les journalistes étrangers. Des groupes en exil disent que des manifestations tibétaines se produisent quotidiennement.

Les nouvelles au sujet de ces événements ont été éparses jusqu'à cette semaine, lorsque les immolations ont traversé les frontières chinoises pour l’Inde. Lundi, Jamphel Yeshi 26 ans, s'est incendié devant les caméras à New Delhi lors d'une manifestation pour protester contre la visite du président Chinois Hu Jintao.

Les photos à couper le souffle de Yeshi en flammes ont abasourdi le monde.

Mercredi, le gouvernement tibétain en exil a déclaré que déjà un autre moine s'était immolé. Lobsang Sherab a succombé à ses blessures. Les troupes chinoises, selon les responsables tibétains, ont emporté son corps malgré les réclamations de sa famille.

Pékin rejette la responsabilité de ces pratiques horribles sur le dalaï-lama, qualifiant les auto-immolations de «terrorisme», même si les actions n'ont d'autres victimes que ceux qui meurent de leur propre main. En plus de tenter de réprimer les demandes des tibétains par la force brutale, comme ils l'ont fait pendant des décennies, les autorités chinoises ont poursuivi une campagne de propagande contre le dalaï-lama, chef spirituel du Tibet, en fournissant une version des événements qui outrepasse les limites du crédible.

Pendant des années, les responsables chinois ont appelé le dalaï-lama "un monstre à visage humain», et un "loup dans une robe de moine." Plus récemment, Pékin l’a accusé d'avoir orchestré les manifestations macabres. Un site géré par le gouvernement a accusé le dalaï-lama d'épouser «la politique raciale nazie», et à lui seul d’instrumentaliser les immolations comme part d'une campagne de ségrégation raciale. La Chine se réfère régulièrement au moine vieillissant comme à un "séparatiste" qui vise à diviser la Chine afin d'atteindre l'indépendance du Tibet.

En fait, le dalaï-lama a depuis longtemps renoncé à son appel à l'indépendance, suivant à la place une "Voie du Milieu», qui vise une véritable autonomie au sein de la Chine, avec la liberté pour les Tibétains de préserver leur culture et d'assurer leur survie en tant que groupe ethnique. En outre, il est resté un ardent partisan de la non-violence, rejetant la campagne d'auto-immolations, tout en offrant des prières pour ceux qui sont morts dans les tragiques évènements.

Le gouvernement tibétain en exil a également nettement critiqué les pratiques violentes. Depuis son siège à Dharamsala, dans le nord de l'Inde, il a déclaré que «en tant que bouddhistes, la vie est précieuse», exhortant les Tibétains à "s'abstenir d’actions radicales".

Mais en dépit de la position du Dalaï Lama, Pékin refuse de tenir des pourparlers et continue d'inonder les zones tibétaines de Chinois Han, diluant la population locale et limitant les pratiques monastiques des tibétains.

Le dalaï-lama, qui a atteint le statut de rock star dans une grande partie du monde, a beaucoup fait pour rallier l'Occident à sa cause. Mais son effort ne va pas plus loin. Compte tenu de l’influence économique croissante de la Chine, même le président Obama a tenté d'éviter de contrarier le gouvernement chinois sur la question du Tibet. Quand le Dalaï Lama a rendu visite au président en 2010, il a dû quitter la Maison Blanche par une porte arrière – devant des sacs à ordures - pour minimiser le profil de la visite. Face à la critique, le président l’a rencontré plus tard plus ouvertement.

La Chine a le dessus aujourd'hui, mais elle ferait bien de réévaluer son point de vue sur le leader tibétain. Elle peut espérer qu’après sa mort, le mouvement tibétain perdra de sa force. Mais la vague d’immolations indique que le contraire peut se produire. Les Tibétains deviennent impatients par rapport à l'approche non-violente du Dalaï Lama. Après tout, la Chine n'a montré aucun signe de fléchissement de la répression pour ceux qui vivent sous sa domination.

Les Chinois ont déclaré qu'ils veulent la stabilité, mais leurs politiques erronées au Tibet ne font que créer les conditions d’une plus grande instabilité. Si la Chine ne fait pas de pas, alors l'Occident doit aider les Tibétains à faire valoir le fait qu’un arrêt de la répression est la voie la plus rapide vers la stabilité.

Traduction Pema Dreulkar – dreulkar.pema@gmail.com
Publié sur : http://sunyat.free.fr

http://edition.cnn.com/2012/03/29/opinion/ghitis-tibetan-protests/index.html?eref=rs

Editor's note: Frida Ghitis is a world affairs columnist for The Miami Herald and World Politics Review. A former CNN producer/correspondent, she is the author of "The End of Revolution: A Changing World in the Age of Live Television."

(CNN) -- Tibetans have long occupied a special place in the heart of the West. But that has not done them very much good.

Over the past year, as the world focused on the Arab uprisings, and as China's growth shadowed over a weak global economy, the Tibetan struggle for autonomy entered a disturbing phase.

From a distance, it might have looked as if China thoroughly succeeded in crushing Tibet's hope. But at home, in a western part of China, Tibetans are giving notice that their struggle is not over. Chinese authorities would do well to reconsider their strong-arm approach, because with or without Western attention, the Tibetans will continue their fight.

It started in March of last year when a young Tibetan monk, Phuntsog, set himself on fire in a protest against China's policies. Since then, some 30 other Tibetans, mostly monks, have doused themselves with fuel and lit the spark that turned them into human torches, shouting cries for freedom and for the return of the Dalai Lama to his homeland, before collapsing and writhing in pain.

Beijing has responded with crackdowns. But despite a large presence of security forces and some 21,000 Communist party officials, the self-immolations continue. Most of the cases have occurred in a remote area that allows Chinese authorities to easily block out foreign reporters. Exile groups say Tibetan protests occur daily.

News about these occurrences has been sparse until this week, when the self-immolations crossed the Chinese borders into India. On Monday, 26-year-old Jamphel Yeshi set himself on fire before cameras in New Delhi during a demonstration to protest the visit of China's President Hu Jintao.

The gasp-inducing photographs of Yeshi in flames stunned the world.

On Wednesday, the Tibetan government in exile said that yet another monk set himself on fire. Lobsang Sherab died of his wounds. Chinese troops, according to Tibetan officials, took away his body despite his family's pleas.

Beijing blames the horrific practice on the Dalai Lama, calling the self-immolations "terrorism," even though the actions have no victims other than those who die at their own hand. In addition to trying to suppress Tibetan demands by brute force, as they have done for decades, Chinese officials have continued a propaganda campaign against the Dalai Lama, Tibet's spiritual leader, providing a version of events that leaps across the bounds of the credible.

For years, Chinese officials have called the Dalai Lama "a monster with a human face," and a "wolf in a monk's robe." Most recently, Beijing accused him of masterminding the gruesome protests. A government-run website accused the Dalai Lama of espousing "Nazi racial policies," and single-handedly crafting the self-immolations as part of a campaign of racial segregation. China regularly refers to the aging monk as a "splittist" who aims to divide China to achieve Tibetan independence.

In fact, the Dalai Lama long ago gave up his call for independence, instead pursuing a "Middle Way," which seeks genuine autonomy within China, with freedom for Tibetans to preserve their culture and ensure their survival as an ethnic group. In addition, he has remained an ardent supporter of nonviolence, rejecting the campaign of self-immolations while offering prayers for those who died in the incidents.

The Tibetan government in exile has also sharply decried the violent practice. From its base in Dharamsala, in northern India, it has stated that "as Buddhists, life is precious," urging Tibetans to "refrain from drastic actions."

But despite the Dalai Lama's position, Beijing refuses to hold talks and continues to flood Tibetan areas with Han Chinese, diluting the local population and limiting Tibetan monastic practices.

The Dalai Lama, who has achieved rock star status in much of the world, has done much to rally the West to his cause. But his effort only goes so far. Given China's increasing economic clout, even President Obama tried to avoid upsetting the Chinese government on the Tibet issue. When the Dalai Lama visited the president in 2010, he had to leave the White House through a back door -- in front of garbage bags -- to lower the profile of the visit. The president later met him more openly in the face of criticism.

China has the upper hand now, but it would do well to reassess its view of the Tibetan leader. It may hope that after his death, the Tibetan movement will lose strength. But the wave of immolations indicates that the opposite may happen. Tibetans are getting impatient with the Dalai Lama's nonviolent approach. After all, China has shown no signs of easing repression for those living under its rule.

The Chinese have said that they want stability, but its misguided policies on Tibet only create conditions for more instability. If China doesn't step up, then the West must help Tibetans make the point that an end to repression is the fastest road to stability.
_____
Dans la plupart des pays, les citoyens possèdent la liberté de parole. Mais dans une démocratie, ils possèdent encore la liberté après avoir parlé.
André Guillois

Sunyata
http://sunyat.free.fr


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MessagePosté le: Sam 31 Mar - 09:59 (2012)    Sujet du message: Publicité

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