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Déclaration du Sikyong, Dr Lobsang Sangay, à l'occasion du 23ème anniversaire de l'attribution du Prix Nobel de la Paix à Sa Sainteté le Dalaï Lama

 
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Sunyata


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MessagePosté le: Dim 9 Déc - 21:13 (2012)    Sujet du message: Déclaration du Sikyong, Dr Lobsang Sangay, à l'occasion du 23ème anniversaire de l'attribution du Prix Nobel de la Paix à Sa Sainteté le Dalaï Lama Répondre en citant

Nous sommes réunis ici aujourd'hui pour une double célébration : le 23ème anniversaire de l'attribution du Prix Nobel de la Paix à Sa Sainteté le Dalaï Lama ainsi que le 64ème anniversaire de la Journée Internationale des Droits de l'Homme. En cette occasion, le Kashag s'incline respectueusement devant Sa Sainteté le Dalaï Lama et adresse ses salutations les plus chaleureuses à tous les Tibétains ainsi qu'aux amis et sympathisants du Tibet dans le monde entier.

Par sa décision d'attribuer le Prix Nobel de la Paix en 1989 à Sa Sainteté le Dalaï Lama, le Comité Nobel norvégien a mis en avant l'opposition de Sa Sainteté au recours à la violence et son plaidoyer pour des solutions pacifiques fondées sur la tolérance et le respect mutuel. Au cours des vingt-trois ans qui ont suivi la remise de ce prix, Sa Sainteté le Dalaï Lama n'a cessé de gagner en stature à un point tel que son nom est devenu synonyme de compassion et de non-violence. Les Tibétains ont une chance inouïe d'avoir comme chef très respecté Sa Sainteté le XIVème Dalaï Lama.

En cette occasion, il nous faut porter notre attention sur la crise que traverse actuellement le Tibet et nous nous devons d'exprimer nos inquiétudes à ce sujet. Je suis extrêmement triste d'avoir à rapporter ici que depuis 2009 un total de 94 Tibétains se sont immolés au Tibet. Il y en eut 12 en 2011 et 81 à ce jour en 2012, dont 27 au cours du seul mois de Novembre. 78 Tibétains n'ont, hélas, pas survécu. Ce qui commença comme des actions isolées au sein de monastères placés sous haute surveillance est devenu un mouvement qui s'est étendu aux trois régions du Tibet, l'Amdo, le Kham et l'U-Tsang, ainsi qu'à Lhassa, capitale du Tibet, et à présent des nomades, des étudiants et des Tibétains ordinaires s'immolent pour protester contre les conditions au Tibet.

Ces événements tragiques survenus au Tibet défi dans des nouvelles façons de l’affirmation centrale et la rationalisation du gouvernement chinois, à savoir que les Tibétains du Tibet sont heureux et contents. Pendant des décennies, contre vents et marées astronomiques, les Tibétains au Tibet ont contesté cette affirmation et ont canalisé leur mécontentement de manière pacifique et innombrable. Après la période agitée des années 1960, entre Septembre 1987 et Mars 1989, le Tibet fit de nouveau la une des journaux à cause de grandes manifestations non violentes à Lhassa et dans les régions tibétaines voisines. Les responsables de la sécurité chinoise répondirent en imposant la loi martiale et en renvoyant tous les journalistes et touristes étrangers.
L'année 2006 fut marquée par la décision des Tibétains de ne plus exploiter la fourrure des animaux en danger d'extinction. Le monde put voir de très grands rassemblements de Tibétains réunis autour de feux où ils brûlaient publiquement des fourrures. Les autorités chinoises désapprouvaient de telles manifestations de solidarité tibétaine et renforça encore la répression. Les célébrations qui suivirent la réception par Sa Sainteté le Dalaï Lama en 2007 de la médaille d'or du Congrès américain n’ont pas été tolérées par les forces de sécurité chinoises dans plusieurs régions Tibétaines. Cette même année, Rungye Adak, nomade tibétain, écopa d'une peine de 8 ans de prison pour avoir publiquement réclamé le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama au Tibet. D'autres Tibétains furent également condamnés à des peines de prison sévères.

En 2008, tout le plateau tibétain traversa une période de troubles des plus intenses au cours de laquelle des milliers de Tibétains de toutes les couches de la société protestèrent contre la sévérité de la politique chinoise. Il y eut des arrestations par centaines ; beaucoup de Tibétains furent battus, torturés et tués. Ces événements jetèrent une ombre sur les Jeux Olympiques de Beijing en 2008.

Plus récemment, d'autres formes de contestation et des mouvements de solidarité ont accompagné les tragiques immolations dans tout le Tibet. Des étudiants à Rebkong et à Chabcha dans le nord-est du Tibet ont défilé par milliers dans les rues en réclamant la protection de la langue tibétaine ainsi que davantage d'égalité et de liberté. Des affrontements ont éclaté dans diverses régions du Tibet au cours de manifestations contre les projets visant à détourner le cours des rivières ou contre des projets d'exploitation minière à cause desquels un grand nombre de Tibétains ont dû être déplacés. Dans un courageux témoignage de solidarité vis-à-vis de ceux qui s'immolaient, des enseignants tibétains, des officiels du gouvernement, des écrivains, des moines et des commerçants entreprirent une grève de la faim de trois jours à partir du 26 Novembre à Lhassa, Drakgo, Jomda, Dzachukha, Tridu, Serthar, Siling, Karze et Chengdu dans le Sichuan. Un autre développement puissant a été le mouvement Lhakar où chaque mercredi des milliers de Tibétains se mobilisent pour des rassemblements formels et informels au cours desquels ceux-ci s'engageaient à affirmer leur identité tibétaine en parlant tibétain, en portant le costume traditionnel et en mangeant de la cuisine tibétaine, en un mot en rendant plus visible leur identité tibétaine.

Les immolations ne font que s'inscrire dans la continuité de cet effort de résistance qui lutte contre l'occupation du Tibet et la répression dont sont victimes l'ensemble des Tibétains. Toutefois, ces immolations constituent un nouveau palier dans le désespoir et le ressentiment chez les Tibétains et une exaspération dans ce cycle infernal "agitation, répression, encore plus d'agitation". Le Kashag attribue la responsabilité de la situation actuelle et des immolations à la répression politique et religieuse, à la marginalisation économique, à la discrimination sociale, à l'assimilation culturelle et à la destruction de l'environnement au Tibet.

En dépit des appels répétés de l'Administration centrale tibétaine, ACT, afin que cessent de telles actions destructrices, les immolations continuent. Les principales demandes exprimées par le Tibetains demeurent le retour au Tibet de Sa Sainteté le Dalaï Lama et la liberté aux Tibétains. Ce sont là les précieuses espérances du peuple tibétain. C'est là également la responsabilité de ceux d'entre nous qui ont la bonne fortune de vivre libres : il nous faut faire tout ce qui est en notre pouvoir pour aider à ce que se réalisent les souhaits des Tibétains. Par conséquent, nous considérons comme notre devoir sacré de faire entendre dans le monde entier les cris des résistants et de ceux qui s'immolent.

A l'opposé, de façon inévitable, le parti communiste chinois rejette le blâme sur le leadership tibétain en exil pour les immolations. Blâmer Sa Sainteté le Dalaï Lama et l'Administration tibétaine équivaut à une reconnaissance ouverte par le gouvernement chinois de son incapacité totale à gagner la loyauté des Tibétains malgré plus de 50 ans d'occupation. Ceci reflète également l'échec de Beijing d'initialiser des choix politiques légitimes et, au lieu de cela, de constamment rejeter le blâme sur les autres.

Dans ma déclaration du 10 mars 2012, j'ai lancé un appel à tous les Tibétains et à leurs amis pour faire de 2012 l'année du lobby tibétain. Cet appel en conjonction avec dévouement des Tibétain et des groupes de soutien au Tibet a été un succès et nous avons obtenu d'importantes déclarations officielles de soutien de la part de nombreux pays, des résolutions adoptées par des parlements et par le congrès de l'Union européenne, par la France, l'Italie et les Etats-Unis, et des déclarations émanant de parlementaires en Australie, au Brésil, au Canada, au sein de l'Union européenne, en France, en Allemagne, en Italie, en Inde, au Japon, en Afrique du Sud, aux Etats-Unis et d'autres encore.

L'ACT exprime sa profonde reconnaissance aux Nations Unies et aux différents gouvernements et parlements pour l'intérêt qu'ils portent à la situation de plus en plus préoccupante au Tibet.

Le Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l'Homme, Navi Pallay, a récemment lancé un appel sans précédent aux dirigeants chinois leur demandant urgemment de répondre aux doléances du peuple tibétains. "Ce n'est pas par l'imposition de mesures sévères de sécurité ni par la suppression des droits que l'on parviendra à une stabilité sociale au Tibet" a-t-elle déclaré le 2 Novembre. Mme Pillay a instamment prié au gouvernement chinois de "sérieusement prendre en considération les recommandations émises par différentes organisations internationales pour les droits de l’homme et d'avoir recours à l'avis éclairé que peuvent leur donner les experts indépendants des Nations Unies dans le domaine des droits de l'homme."

Nous saluons aussi les récents commentaires faits par Gary Locke, ambassadeur américain en Chine, qui s'est rendu en visite dans les régions tibétaines à la fin du mois de Septembre et a imploré "les Chinois de rencontrer les représentants du peuple tibétain afin de discuter et revoir certaines de leurs politiques qui ont entraîné des mesures de restrictions, de la violence et les immolations."

Le 21 novembre, le Commissaire allemand aux droits de l’homme de l’Allemagne a pressé le gouvernement à réformer sa politique au Tibet et a demandé à ce que des observateurs internationaux soient autorisés à visiter les régions tibétaines pour déterminer les causes de l'augmentation des immolations. Le 27 novembre, le Sénat français a adopté une résolution demandant à l'Union européenne, d'accorder la priorité à la question du Tibet dans le cadre du mandat de son nouveau Représentant spécial pour les Droits de l'Homme.

Les actions que nous venons de citer et qui ont été entreprises par des gouvernements ou des institutions sont toutes des initiatives positives et elles sont les bienvenues. Toutefois, les gouvernements étrangers engagés dans des dialogues avec la Chine sur le sujet des droits de l'homme devraient reconnaître que la situation au Tibet s'est détériorée. Nous leurs demandons et à la communauté internationale d’intervenir sans tarder pour mettre un terme à la répression qui sévit au Tibet. Si Beijing met fin à la répression dont les Tibétains sont victimes, alors les immolations diminueront. L'ACT reste indéfectiblement attaché à l'approche de la Voie du Milieu et à la reprise du dialogue entre Beijing et Dharamsala pour résoudre la question du Tibet.
La responsabilité de la crise actuelle au Tibet, tout autant que la solution pour en sortir, se trouve du côté du gouvernement chinois.

Nous sommes reconnaissants à nos amis chinois et d’autres ONG chinois basés en dehors de la Chine, pour leur soutien, mais les Tibétains demeurent profondément troublés et attristés par le silence et l'apparente indifférence aux souffrances du peuple tibétain de la part de la majorité des Chinois, en particulier des intellectuels chinois et des leaders d'opinion. La lutte des Tibétains n'est pas dirigée contre la Chine ni contre les Chinois. Ce que cherchent les Tibétains, c'est la liberté et l’obtention d’une véritable autonomie inscrites comme telles dans la Constitution chinoise. J'en appelle à nos frères et soeurs chinois afin qu'ils nous rejoignent pour soutenir les aspirations du peuple tibétain.

Il nous faut bâtir sur le succès obtenu par le lobby de 2012 et lancer une Campagne de Solidarité avec le Tibet pour l'année 2013. J'appelle toutes les associations pour le Tibet, tous les groupes de soutien au Tibet, toutes les ONG internationales, les croyants de toute religion et les amis de la justice afin que, tous, ils poursuivent leurs actions de lobby auprès des gouvernements et des parlements en faveur du Tibet et du peuple tibétain. Organisez des rassemblements et des veillées, en particulier dans les capitales et les principaux centres urbains. Envoyez vos demandes au gouvernement chinois afin qu'il autorise l'accès du Tibet aux media internationaux. Le magazine Time a cité les immolations de Tibétains comme l'un des événements de 2011 le moins souvent relaté par les media. Faisons changer les choses en contactant les media et en les poussant à écrire sur l'actualité au Tibet.

Nous déclarons la journée du 17 Mai comme étant désormais la Journée de Solidarité au Tibet. En 1995, c'est en effet le 17 Mai qu'un enfant alors âgé de 6 ans, Gendhun Choekyi Nyima, qui avait été reconnu par Sa Sainteté le Dalaï Lama comme le 11ème Panchen Lama, fut placé en détention par les autorités chinoises. On ne l'a plus jamais revu en public depuis.

Le Kashag et le Parlement Tibétain en exil organisera conjointement programme de quatre jours de manifestations, présentations et d’autres activités de solidarité à partir de janvier 30 au février 2, 2013 à New Delhi. Kalons, les parlementaires Tibétains et des représentants de divers établissements seront présents.

L'ACT exprime son éternelle gratitude au peuple et au gouvernement de l'Inde pour leur générosité, leur hospitalité et l'aide apportée aux réfugiés tibétains au cours de toutes ces années. Au nom de tous les Tibétains, nous présentons aussi nos remerciements les plus sincères à nos amis, anciens et nouveaux, à travers le monde. Plus que jamais, nous avons besoin de votre soutien franc et retentissant.

A tous nos frères et sœurs au Tibet, nous disons : "Nous sommes avec vous dans tous les instants. Les trois principes d'unité, d'innovation et d'autosuffisance nous servirons de guides jusqu'à ce que nous réalisions notre but de voir le retour au Tibet de Sa Sainteté le Dalaï Lama et la restauration de la liberté pour les Tibétains.

Pour finir, le Kashag et moi-même, nous joignons au peuple tibétain pour souhaiter longue vie et bonne santé à Sa Sainteté le Dalaï Lama. Puissent tous ses souhaits se réalisent.

Dharamsala, 10 décembre 2012

Secretary
Bureau du Tibet
84 Boulevard, Adolphe Pinard
75014 PARIS
_____
Dans la plupart des pays, les citoyens possèdent la liberté de parole. Mais dans une démocratie, ils possèdent encore la liberté après avoir parlé.
André Guillois

Sunyata
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Sunyata


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MessagePosté le: Lun 10 Déc - 10:05 (2012)    Sujet du message: Déclaration du Sikyong, Dr Lobsang Sangay, à l'occasion du 23ème anniversaire de l'attribution du Prix Nobel de la Paix à Sa Sainteté le Dalaï Lama Répondre en citant

http://tibet.net/2012/12/10/statement-of-sikyong-dr-lobsang-sangay-on-23rd-…

Statement of Sikyong Dr. Lobsang Sangay on 23rd Anniversary of Conferment of Nobel Peace Prize to His Holiness the Dalai Lama
December 10, 2012 1:00 pm

We are gathered here today to commemorate the 23rd anniversary of the conferment of the Nobel Peace Prize to His Holiness the Dalai Lama and the 64th anniversary of the International Human Rights Day. On this noteworthy occasion, the Kashag pays its obeisance to His Holiness the Dalai Lama and extends its warmest greetings to all Tibetans, friends and well wishers around the world.

The Norwegian Nobel Committee’s citation for the 1989 Nobel Peace Prize to His Holiness the Dalai Lama emphasized His Holiness’ opposition to the use of violence and his advocacy of peaceful solutions based upon tolerance and mutual respect. In the twenty-three years since receiving the Nobel Prize, His Holiness the Dalai Lama’s stature has attained such depth that his very name has become synonymous with compassion and non-violence. Tibetans are incredibly fortunate to have someone like His Holiness the Fourteenth Dalai Lama as our most revered leader.

On this occasion we must focus our attention and concern on the current crisis engulfing Tibet. With enormously sorrow, I report that a total of 95 Tibetans have self-immolated in Tibet since 2009. There were 12 self-immolations in Tibet in all of 2011 and 82 so far in 2012, including 28 in the month of November alone. Sadly, 80 of these Tibetans have died. What began in the heavily sentineled monasteries has spread as nomads, students and ordinary Tibetans in all three regions of Tibet (Amdo, Kham and U-Tsang) including Lhasa, the capital city of Tibet, join the swelling ranks of people willing to set themselves on fire to protest conditions in Tibet.

These tragic events in Tibet challenge in new ways a central assertion and rationalization of the Chinese government, namely, that Tibetans in Tibet are happy and content. For decades, against astronomical odds, Tibetans in Tibet have challenged this assertion and channeled their discontent in peaceful and myriad ways. After the tumultuous period of 1960s, from September 1987 to March 1989, Tibet again became front-page news when a series of major and non-violent protests erupted in Lhasa and neighboring Tibetan areas. At that time, Chinese security officials responded by imposing martial law and expelling all foreign journalists and tourists.

Later, in 2006, Tibetans gave up the use of fur of endangered animals and the world witnessed the extraordinary mass gatherings of Tibetans burning fur in public bonfires. Chinese authorities disapproved this show of Tibetan solidarity and, once again cracked down. Even so, celebrations over His Holiness the Dalai Lama receiving the U.S. Congressional Gold Medal in 2007 was not tolerated by the Chinese security forces in several Tibetan areas. In that same year, Rungye Adak, a Tibetan nomad, received an eight-year sentence for publicly calling for His Holiness the Dalai Lama’s return to Tibet. Other Tibetans were also given stiff prison sentences.

The year 2008 marked the time of the largest and most intense unrest as thousands of Tibetans from all walks of life protested against hardline Chinese policies. Hundreds were arrested, beaten, tortured and killed. These events cast a pall over the 2008 Beijing Olympics.

More recently, in addition to the fiery self-immolations, other forms of protests and displays of solidarity have occurred throughout Tibet. Tibetan students in Rebkong and Chabcha in Northeast Tibet took to the streets in thousands demanding protection of Tibetan language and equality. Clashes have erupted in different parts of Tibet against efforts to divert the flow of rivers and mining projects that have displaced large number of Tibetans. In a brave show of solidarity with the self-immolators, Tibetan teachers, government officials, writers, monks and businessmen began a three-day hunger strike on November 26 in Lhasa, Drakgo, Jomda, Dzachukha, Tridu, Serthar, Siling, Karze and Chengdu in China’s Sichuan Province. Another powerful development has been the Lhakar movement where every Wednesday thousands of Tibetans come together in formal and informal ways and take I-am-Tibetan pledges to speak, wear, eat and accentuate everything Tibetan.

The self-immolations are a continuation of a sustained non-violent Tibetan resistance against the occupation of Tibet and its repression of Tibetans. They, however, represent a new threshold of Tibetan despair and resentment, and a worsening of the vicious cycle of unrest-repression-more unrest. The Kashag attributes the self-immolation and current situation to the political and religious repression, economic marginalization, social discrimination, cultural assimilation and environmental destruction in Tibet.

Despite repeated appeals by the Central Tibetan Administration (CTA) to refrain from such drastic acts, Tibetan self-immolations persist. The universal demands of the Tibetans have been the return of His Holiness the Dalai Lama to Tibet and freedom for Tibetans. This is the precious hope of the people of Tibet. It is the responsibility of those of us fortunate to live in freedom to do all within our power to help bring the Tibetan demands to fruition. We, therefore, view it as a sacred duty to make the cries of the self-immolators and other protestors heard around the world.

Inevitably, the Chinese Communist Party has blamed the self-immolations on the exiled Tibetan leadership. But to blame His Holiness the Dalai Lama and the Tibetan Administration is a frank admission by the Chinese government of its utter failure to win the loyalty of Tibetans despite fifty plus years of occupation. It also reflects Beijing’s failure to engage in legitimate policy options, and to continue to rely, instead, on the blame game.

In my March 10, 2012 statement, I called on all Tibetans and friends to make 2012 a Tibet Lobby Year. This call, in conjunction with the dedicated work of Tibetans and Tibet support groups, has been a success as we have since seen significant official statements of support by many countries; resolutions in parliaments and congress in the European Union (EU), France, Italy and the United States; and statement by parliamentarians in Australia, Brazil, Canada, EU, France, Germany, Italy, India, Japan, South Africa and others.

The CTA expresses deep appreciation to the United Nations and various governments and parliaments for their attention to the deteriorating situation in Tibet.

The UN High Commissioner on Human Rights, Navi Pillay, recently issued an unprecedented call to Chinese leaders to urgently address the underlying grievances of the Tibetan people. “Social stability in Tibet will never be achieved through heavy security measures and suppression of human rights,” she said on November 2. Ms. Pillay appealed to the Chinese Government “to seriously consider the recommendations made to it by various international human rights bodies, as well as to avail itself of the expert advice being offered by the UN’s independent experts on human rights.”

We also welcome the recent comments made by Gary Locke, the US ambassador to China, who visited Tibetan areas in late September and implored “the Chinese to really meet with the representatives of the Tibetan people to address and re-examine some of the policies that have led to some restrictions and the violence and the self-immolations.”

On November 21, the Human Rights Commissioner of Germany urged the Chinese government to reform its policies and requested international observers be allowed to visit Tibet. On November 27, the French Senate adopted a resolution calling on the European Union to give priority to Tibet within the mandate of its recently appointed EU Special Representative for Human Rights.

The above actions by various governments and institutions are a welcome positive development. We urge all foreign governments engaging in Human Rights Dialogue with China to acknowledge that the situation in Tibet has worsened. We urge them, and the international community, to intervene to end the crisis in Tibet. If Beijing ends repression of Tibetans then the self-immolations will abate. The CTA remains steadfastly committed to the Middle-Way Approach and to the resumption of dialogue between Beijing and Dharamsala to resolve the issue of Tibet. The responsibility as well as the solution for the current crisis in Tibet lies with the Chinese government.

We appreciate the support of some of our Chinese friends and various Chinese NGOs based outside China, but remain deeply disturbed and saddened at the silence and seeming indifference of most Chinese people, particularly that of Chinese intellectuals and public thinkers, to the suffering of the Tibetan people. The Tibetan struggle is neither anti-China nor anti-Chinese people. What Tibetans seek is freedom and genuine autonomy as enshrined in the Chinese constitution. I appeal to our Chinese brothers and sisters to join us in supporting the aspirations of the Tibetan people.

Let us build on the successful lobbying efforts of 2012 by launching a Solidarity with Tibet campaign in 2013. I urge all Tibetan Associations, Tibet Support Groups, international NGOs, people of all faiths, and friends of justice to continue to lobby governments and parliaments for Tibet and the Tibetan people. Organize rallies and vigils particularly in capital and major world cities. Please call on the Chinese government to allow international media access into Tibet. Time magazine listed Tibetan self-immolations as one of the most underreported story of 2011. Let us alter that by reaching out to the media and encouraging them to write and broadcast about what is happening in Tibet.

Let us declare every 17th May as the Solidarity Day for Tibet. On that day in 1995, the six-year-old boy, Gendhun Choeky Nyima, who was recognized by His Holiness the Dalai Lama as the 11th Panchen Lama, was taken into custody by the Chinese authorities and has not been seen publicly since.

Also, the Kashag and the Tibetan Parliament-in-Exile will be jointly organizing a four-day program of rallies, presentations and other solidarity activities from January 30 to February 2, 2013 in New Delhi. Kalons, Tibetan parliamentarians and representatives from various Tibetan settlements will be participating.

In closing, the CTA offers its undying gratitude to the people and government of India for their generosity, hospitality and assistance to the Tibetan refugees for these many years. We also extend, on behalf of all Tibetans, profound appreciation to our old and new friends around the world. Your outspoken and resounding support is needed more than ever.

To our brothers and sisters in Tibet, we are with you every step of the way. The three principles of unity, innovation and self-reliance will guide us towards our goal of seeing His Holiness the Dalai Lama return to Tibet and restoring freedom for Tibetans.

Finally, the Kashag and I join the people of Tibet in wishing His Holiness the Dalai Lama continued good health. May all his wishes be fulfilled.
_____
Dans la plupart des pays, les citoyens possèdent la liberté de parole. Mais dans une démocratie, ils possèdent encore la liberté après avoir parlé.
André Guillois

Sunyata
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