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Un moine de Ngaba dans l’Amdo met en lumière la répression au Tibet

 
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Sunyata


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MessagePosté le: Jeu 21 Fév - 12:31 (2013)    Sujet du message: Un moine de Ngaba dans l’Amdo met en lumière la répression au Tibet Répondre en citant

Un moine de Ngaba dans l’Amdo met en lumière la répression au Tibet

TCHRD (Tibetan Centre for Human Rights and Democracy)- Lundi 18 février 2013

Lobsang Samphel, 25 ans, est né dans le village nomade de Tsoduk, dans le Comté de Ngaba (chinois: Aba) de la Préfecture autonome Tibétaine et Qiang de Ngaba, dans la Province de l’Amdo. Il est devenu moine à l’âge de 13 ans et a rejoint le Monastère de Gomang qui comptait plus de 900 moines avant 2008.

Lobsang Samphel a vu de ses propres yeux la mort de manifestants Tibétains non armés sous les tirs de la police lors d'une manifestation dans le Chef-lieu de Ngaba. Il est arrivé en exil en Inde en Novembre 2012. Il raconte son histoire au TCHRD.

«Après les manifestations de grande ampleur de 2008 au Tibet, les autorités Chinoises ont nommé 25 agents permanents au Monastère de Gomang, pour mener à bien «l’éducation patriotique » et superviser la totalité des enseignements et de l'administration du monastère.»

«Les restrictions concernant les affaires quotidiennes ont depuis augmenté au monastère, ce qui crée de grands obstacles aux moines. »

«A partir du 29 Mars 2008, les autorités Chinoises ont lancé une campagne «d'éducation patriotique» intensive de trois mois au Monastère de Gomang. Les objectifs de la campagne étaient de dénoncer et de condamner les «cliques séparatistes» et la «clique du Dalaï».»

«Les moines subissant les cours d'éducation politique devaient passer des examens tous les dix jours, et trouver la bonne réponse à des questions politiques sensibles telles que «la clique du Dalaï est-elle responsable de la «division» de la patrie Chinoise ou non?».»

«De telles remarques désobligeantes et les allégations sans fondement contre notre maître spirituel racine remplissaient nos cœurs d'angoisse et nous avions la sensation que nos cœurs avaient été blessés.»

«Par la suite, les cadres chinois ont estimé que la campagne d'éducation politique à Gomang n'avait pas atteint les résultats escomptés. Ils ont convoqué les hauts responsables et les instructeurs chefs du monastère pour une réunion. Finalement, les responsables du monastère ont été poussés à organiser une autre campagne intensive d'éducation politique de deux mois.»

«La fréquence des campagnes «d'éducation patriotique» dépend des événements de la communauté Tibétaine en exil. Par exemple, chaque fois que les Tibétains en exil organisent des rassemblements ou des manifestations, des réunions importantes, ou que le dirigeant en exil Sikyong Lobsang Sangay assiste à des cérémonies publiques, les cadres et les travailleurs Chinois organisent des séances d'éducation politique.»

«J'ai également entendu parler de Tibétains de la région de Ngaba qui racontent que Tapey, le moine de 21 ans du monastère de Kirti, qui s‘est immolé le 27 Février 2009, a souvent été torturé en détention Chinoise.»

«Chaque fois qu'une protestation par auto-immolation a eu lieu, la police tirerait la peau endolorie de Tapey et lui reprocherait d'être le premier Tibétain à avoir amorcé de telles protestations, qui, bien que le gouvernement Chinois ne l’admette pas publiquement, ont échappé à son contrôle.»

«Deux moines du monastère de Kirti, qui se sont immolés le 26 Septembre 2011, n'ont pas été entendus ni vus depuis qu'ils ont été emmenés vers une destination inconnue par les forces de sécurité Chinoises. L’endroit où se trouvent les parents des moines demeure également inconnu à ce jour. Les parents ont été appelés par les autorités Chinoises pour s'occuper de leurs enfants, mais ils demeurent «disparus» depuis leur départ pour un lieu tenu secret.»

«Le 16 Juin 2008, vers 12 h, environ 20 officiers de police et des responsables gouvernementaux sont venus dans notre monastère et ont tenté de monter un drapeau Chinois sur le toit du bâtiment du monastère. Les moines se sont soulevés contre l'action, ont cassé la serrure du poste de police nouvellement construit dans l'enceinte de monastère, et ont mis fin au hissage du drapeau. Au moment où le drapeau a été descendu, les policiers et les responsables gouvernementaux avaient quitté le monastère.»

«Bientôt, certains moines ont reçu un appel concernant une grande manifestation dans le Chef-lieu du comté, qui était organisée par environ 800 étudiants de l’enseignement secondaire du comté, des moines du monastère de Kirti et des laïcs Tibétains.»

«Immédiatement, je me suis joint à plus de 500 moines de Gomang et j’ai marché pour rejoindre la manifestation au Chef-lieu qui était distant d’environ 13 km. Quand nous sommes arrivés là-bas, la manifestation avait déjà commencé, mais peu de temps après, les forces de sécurité Chinoises ont violemment réprimé la manifestation provoquant l’incendie par certains manifestants du poste de police et du tribunal du comté.»

«J'ai vu les forces de sécurité Chinoises tuer par balle une femme Tibétaine de 21 ans, Lhundup Tso, qui accrochait à ce moment là des khataks (écharpes blanches) à l'entrée des restaurants Tibétains et des magasins pour que ces commerces ne soient pas détruits lors de la manifestation. Ensuite, j'ai vu deux jeunes Tibétains abattus sur le lieu de la manifestation.»

«En soirée, des moines de haut rang et des tibétains âgés des villages environnants ont vivement appelé à l'arrêt de la protestation de crainte de mesures de répression sévères des forces de sécurité et de la perte de vies. Les manifestants sont finalement rentrés dans leurs foyers respectifs.»

«Le 21 Juin 2008, un grand nombre de forces de sécurité envoyées par les autorités provinciales et préfectorales sont venues et ont encerclé notre monastère. Ils ont arrêté 18 moines qui ont été amenés au bureau gouvernemental du comté. Les moines restants ont été assignés à résidence au monastère. À ce jour, le sort de ces 18 moines reste inconnu.»

«Par ailleurs, le bureau du gouvernement du comté dans un avis envoyé au monastère, a averti que le monastère serait détruit et ses cours supprimés si les moines qui ont participé à la manifestation ne se livraient pas à la police. Suite à l'intimidation et à l’avertissement officiels, des moines de Gomang se sont livrés eux-mêmes uniquement pour avoir exercé leur droit à la liberté d'expression et de réunion.»

«Parmi eux, deux moines - Choekyong, 31 ans, du village de Nashul (Comté de Ngaba) et Dratse, 30 ans, du village d’Adhue (Comté de Ngaba) ont porté la responsabilité d’avoir descendu et brûlé le drapeau Chinois, et d’avoir cassé la serrure du poste de police dans l’enceinte du monastère. Les deux moines ont été condamnés à trois ans de prison. Ils ont été libérés après avoir purgé leur peine »

«Cependant, les moines font face à d’immenses difficultés pour mener une vie normale. Ils n'ont pas la liberté de quitter leur monastère sans permission officielle. Le Monastère de Gomang continue d'être sous un lourd verrouillage sécuritaire, les mouvements et les activités des moines étant contrôlées de façon systématique et intrusive par les autorités Chinoises.»

«Depuis Juillet 2010, quatre fonctionnaires du Bureau de Sûreté de l'État ont vécu en permanence au monastère de Gomang. Depuis leur arrivée, les moines qui relèvent d’une suspicion officielle sont détenus pendant deux à trois mois ou pour quelques jours d'interrogatoire.»

«Après la répression de 2008, la population du monastère de Gomang a été réduite de 900 à 370. Une nouvelle carte d'identité a été mise en place spécialement pour les moines. Sans enregistrement officiel et la nouvelle carte d'identité, les moines ne sont pas des moines pour le gouvernement Chinois. Ceci créerait beaucoup de problèmes pour le grand nombre de moines non enregistrés au Tibet.»

«En septembre 2012, j'étais à Lhasa, en route pour l'Inde. L'atmosphère était tendue et lourdement contrôlée. La vie est devenue très difficile pour les résidents locaux ainsi que pour ceux des provinces Tibétaines du Kham et de l’Amdo, situées à l'extérieur de la Région Autonome du Tibet.»

«Les Tibétains du Kham et de l’Amdo ont besoin de différents documents délivrés par les PSB (Police Securiry Bureau) de leurs villes et comtés respectifs et par les bureaux gouvernementaux pour voyager à Lhasa.»

«À la gare de chemin de fer de Lhasa, les Tibétains sans les papiers officiels requis ont été arrêtés et détenus au bureau de la PSB de la gare.»

«J'ai été retenu pendant deux jours au bureau de la PSB à mon arrivée à la gare de Lhasa. Heureusement, j’ai contacté ma famille et ai réussi à obtenir un document, mais on m'a ordonné de rentrer chez moi dans les dix jours.»

«Je ne suis pas retourné, au lieu de cela j’ai pris la route par Shigatse et Dram et j’ai atteint l’Inde en traversant le Népal, le 26 novembre 2012.»

Traduction Pema dreulkar – dreulkar.pema@gmail.com – pour le site http://sunyat.free.fr

Amdo Ngaba monk sheds light on repression in Tibet

TCHRD

Monday, 18 February 2013

Lobsang Samphel, 25, was born in Tsoduk nomadic village in Ngaba (Ch: Aba) County in Ngaba Tibetan and Qiang Autonomous Prefecture, in Amdo province. He became a monk at 13 and joined Gomang Monastery, which had over 900 monks prior to 2008. Lobsang Samphel saw first-hand the deaths of unarmed Tibetan protesters from police firing at a protest in Ngaba County town. He reached in exile in India in November 2012. He shares his story with TCHRD:

“After the widespread protests in 2008 in Tibet, the Chinese authorities appointed 25 permanent staff at Gomang Monastery, to carry out ‘patriotic education’ and oversee the entire teachings and administration at the monastery. Restrictions on day-to-day affairs have since increased at the monastery, posing great obstacles to the monks. Beginning 29 March 2008, the Chinese authorities launched an intensified three-month ‘patriotic education’ campaign at Gomang Monastery. The objectives of the campaign were to oppose and condemn ‘splittist cliques’ and ‘Dalai clique.’ Monks undergoing political education classes had to sit for exams every ten days, finding the correct answer for sensitive political questions such as ‘Is the Dalai clique responsible for ‘splitting’ the Chinese Motherland or not?’ Such derogatory remarks and baseless allegations against our root spiritual teacher filled our hearts with anguish and we felt as if our hearts have been wounded.

“Afterwards, the Chinese cadres felt that the political education campaign at Gomang was not achieving desired results. They summoned the head officials and chief instructors of the monastery for a meeting. Finally, the monastery heads were pressured into organizing another two-month intensive political education campaign. The frequency of ‘patriotic education’ campaigns depends on the events in the exile Tibetan community. For instance, whenever the exile Tibetans hold rallies or demonstrations, hold important meetings, or the exile Sikyong Lobsang Sangay attends public functions, the Chinese cadres and workers would hold political education sessions.

“I have also heard about local Tibetans in Ngaba talking about Tapey, the 21-yr-old monk from Kirti Monastery, who selfimmolated on 27 February 2009, that he was often tortured in Chinese custody. Whenever a self-immolation protest occurred, the police would pull Tapey’s sore skin and blame him for being the first Tibetan to initiate such protests, which although the Chinese government would not admit publicly, was getting out of its control. Two monks from Kirti Monastery who self-immolated on 26 September 2011, have not been heard or seen since they were taken to an undisclosed location by the Chinese security forces. The whereabouts of the monks’ parents also remain unknown to this day. The parents were called by the Chinese authorities to look after their sons but they remain ‘missing’ since leaving for the undisclosed location.

“On 16 June 2008, at around 12 pm, about 20 police officers and government officials came to our monastery and attempted to mount a Chinese flag on the top of the monastery building. The monks rose in protest against the action, and broke the lock of the newly constructed police station in the monastery compound, and stopped the flag from being hoisted. By the time the flag was taken down, the police officers and government officials had left the monastery. Soon, some monks received a call about a huge demonstration at the County town, which was led by about 800 County Middle School students, Kirti Monastery monks and lay Tibetans. Immediately, I joined over 500 Gomang monks and marched on foot to join the protest at County town which was about 13-km away. When we reached there, the demonstration had already begun but shortly thereafter, Chinese security forces violently suppressed the protest provoking some protesters to set the County police station and the County court on fire.

“I saw the Chinese security forces shooting dead a 21-yr-old Tibetan woman, Lhundup Tso, who at the time was hanging khataks on the entrance of Tibetan restaurants and shops so that these businesses would not be destroyed in the protest. Then I saw two Tibetan youths shot dead at the protest site. In the evening, senior monks and elderly Tibetans from surrounding villages strongly appealed to stop the protest for fear of security crackdown and loss of lives. The protestors finally went back to their respective homes.

“On 21 June 2008, a large number of security forces sent by provincial and prefectural authorities came and surrounded our monastery. They detained 18 monks who were taken to the County government office. The rest of the monks were put under house arrest at the monastery. To date, the whereabouts of these 18 monks remain unknown. Furthermore, the County government office in a notice sent to the monastery, warned that the monastery would be destroyed and its classes cancelled if the monks who participated in the protest did not turn themselves in. Following the official intimidation and warning, monks from Gomang surrendered themselves merely for exercising their right to freedom of expression and assembly. Among them, two monks – Choekyong, 31, from Nashul Village (Ngaba County) and Dratse, 30, Adhue Village (Ngaba County) took the responsibility for dismounting and burning the Chinese flag, and breaking the lock of the police station in the monastery compound. Both monks were sentenced to three years in prison. They have been released after serving their sentence, however, the monks face immense hardship in leading a normal life. They have no freedom to leave their monastery without official permission. Gomang Monastery continues to be under heavy security lockdown, with movements and activities of the monks systematically and intrusively controlled by the Chinese authorities.

“Since July 2010, four officials from the State Security Bureau have been living permanently in Gomang Monastery. Since their arrival, monks who come under official suspicion are being detained for two to three months or for a few days of interrogation.

After the crackdown in 2008, the population of Gomang Monastery has been reduced to 370 from over 900. A new identity card has been introduced specially for monks. Without official registration and the new ID card, monks are not monks for the Chinese government. This would create many problems for the scores of unregistered monks in Tibet.

“In September 2012, I was in Lhasa, on my way to India. The atmosphere was tense and heavily monitored. Life has become very difficult for local residents as well as those from the Tibetan provinces of Kham and Amdo, located outside the Tibet Autonomous Region. Kham and Amdo Tibetans need different documents issued by their respective Township and County PSB and government offices to travel to Lhasa. At the Lhasa railway station, Tibetans without required official papers were arrested and detained at the PSB office in the railway station. I was detained for two days at the PSB office on my arrival at Lhasa railway station. Fortunately, I contacted my family and managed to secure a paper but I was ordered to leave for home within ten days. I did not go back, instead took the road through Shigatse and Dram reaching Indian through Nepal on 26 November 2012.”

http://www.tchrd.org/2013/02/amdo-ngaba-monk-sheds-light-on-repression-in-tibet/
_____
Dans la plupart des pays, les citoyens possèdent la liberté de parole. Mais dans une démocratie, ils possèdent encore la liberté après avoir parlé.
André Guillois

Sunyata
http://sunyat.free.fr


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