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No Exit : la Chine utilise les passeports comme gourdin politique

 
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Sunyata


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MessagePosté le: Ven 1 Mar - 19:47 (2013)    Sujet du message: No Exit : la Chine utilise les passeports comme gourdin politique Répondre en citant

PEKIN - Pleins aux as et désireux de voir le monde, des millions de Chinois de classe moyenne ont passé les 10 jours de vacances du nouvel an lunaire, qui ont pris fin lundi, dans des endroits comme Paris, Bangkok et New York.

L'an dernier, les Chinois ont atteint un record de 83 millions de voyages à l'étranger, 20 pour cent de plus qu'en 2011 et cinq fois plus qu'une décennie plus tôt.

Sun Wenguang, un professeur d’économie retraité de la province du Shandong, ne figurait cependant pas parmi ceux qui se sont aventurés à l'étranger. Et ce n'est pas par choix.

M. Sun, 79 ans, un auteur dont les livres offrent une évaluation critique du régime du Parti Communiste, s’est vu maintes fois refuser un passeport sans explication.

«J'aimerais rendre visite à ma fille en Amérique et à mon frère de 90 ans à Taiwan, mais les autorités ont d'autres idées», a t-il déclaré. «J’ai l’impression de vivre en cage.»

M. Sun fait partie des légions de Chinois qui se sont vus interdire de voyager à l'étranger par un gouvernement qui utilise de plus en plus les décisions sur les passeports comme un bâton contre les personnes perçues comme des ennemis - ou comme une carotte pour encourager les universitaires, dont les écrits ont parfois dévié de la ligne du parti, à retourner dans le giron.

«C'est juste une autre façon de punir les gens qu'ils n'aiment pas», a déclaré Wu Zeheng, un détracteur du gouvernement et chef spirituel bouddhiste du Sud de la province du Guangdong, qui a été empêché d'accepter au moins une douzaine d'invitations pour des conférences en Europe et en Amérique du Nord du fait de l’échec de ses démarches instantes pour obtenir un passeport.

Les restrictions de passeport en Chine s'étendent au personnel militaire peu gradé, aux moines Tibétains et même aux agents de sécurité qui traitent les demandes de passeport.

«Je me sens tellement jaloux quand je vois tous mes amis prendre des vacances à Singapour ou en Thaïlande, mais le seul moyen qui me permettrait de les rejoindre est de quitter mon travail», a déclaré un inspecteur de police de 28 ans à Pékin.

Des avocats et des défenseurs des droits de l’homme indiquent que le nombre de personnes touchées a grimpé en flèche ces dernières années, les Tibétains et les Ouïghours, minorité turcophone de l’extrême Ouest de la Chine, sont de plus en plus interdits de bourses universitaires à l’étranger et d’expression publique et des groupes de voyages organisés ont transporté des cargaisons de Chinois vers les capitales étrangères.

Bien que le gouvernement ne délivre pas les chiffres des personnes qui se sont vu refuser un passeport, des organisations de défense des droits de l’homme laissent entendre qu'au moins 14 millions de personnes – principalement des personnes qui sont officiellement classées comme étant d’ethnie Ouïgoure ou Tibétaine - ont été directement touchées par les restrictions, de même que des centaines de dissidents religieux et politiques.

Un représentant de l'Administration des Entrées-et-Sorties du Bureau de la Sécurité Publique a refusé de débattre des politiques de passeports de la nation.

Les restrictions apparemment arbitraires, analogues à celles longtemps employées par l'ex Union Soviétique, affectent également les Chinois de l'étranger qui s’étaient habitués à de fréquentes visites chez eux.

Un grand nombre de Chinois expatriés se sont vu refuser de nouveaux passeports par les ambassades de Chine, lorsque leurs anciens sont arrivés à expiration, tandis que d'autres disent qu'ils ont tout simplement été refoulés après avoir atterri à Pékin, Shanghai ou Hong Kong.

Les personnes qui reviennent et dont les noms apparaissent sur une liste noire sont escortées par des agents du contrôle des frontières vers le prochain vol en partance.

Même s’il est rarement donné d’explications pour leur expulsion, beaucoup de ceux qui ont été détournés soupçonnent que c'est la punition pour leur activisme antigouvernemental à l'étranger.

«Par rapport à d'autres formes de persécution politique, le déni du droit de rentrer chez soi ressemble à un petit mal», a déclaré Hu Ping, rédacteur en chef d'un journal pro-démocratie à New York, qui n'a pas été autorisé à voir les membres de sa famille en Chine depuis 1987.

«Mais c'est une violation flagrante des droits de l'homme.»

Même ceux qui détiennent des passeports valides sont soumis aux caprices des autorités.

Le 6 février, Wang Zhongxia, un militant Chinois de 28 ans qui avait prévu de rencontrer l'opposante Birmane Aung San Suu Kyi, a été empêché de monter à bord d'un vol à destination de la Birmanie au départ de la ville méridionale de Guangzhou.

Quatre jours plus tôt, Ilham Tohti, un universitaire et défenseur affirmé de l’ethnie Ouïgoure de Chine, a été empêché de partir pour les Etats-Unis.»

M. Tohti, qui devait prendre un poste d’enseignant durant un an à l'Université d'Indiana, a déclaré avoir été interrogé à l'aéroport international de Pékin pendant près de 12 heures par des agents qui ont refusé d'expliquer sa détention.

S’exprimant depuis son appartement dans la capitale, M. Tohti indique que les Ouïghours ont depuis longtemps éprouvé des difficultés pour obtenir un passeport, mais que les autorités ont rendu son obtention presque impossible ces dernières années.

«Nous nous sentons comme des citoyens de seconde classe dans notre propre pays», a déclaré M. Tohti,

Pendant des décennies, après que les communistes soient arrivés au pouvoir en 1949, la plupart des Chinois ne pouvaient que rêver de voyager à l'étranger; la poignée qui réussi à partir s’est souvent échappée en se soustrayant aux gardes-frontières et en traversant à la nage les eaux infestées de requins vers Hong Kong alors sous administration Britannique.

Comme la Chine s’est ouverte au monde extérieur au début des années 1980, le gouvernement a commencé à fournir des passeports et des visas de sortie aux étudiants diplômés qui avaient des lettres d'acceptation provenant d’universités étrangères.

Tout cela a changé en 1991, lorsque Pékin a émis de nouvelles règles permettant aux Chinois de se joindre à des voyages organisés vers des «destinations approuvées» en Asie du Sud, et deux ans plus tard, vers les États-Unis et l’Europe.

De nos jours, les membres de la majorité ethnique Han de Chine peuvent généralement obtenir un passeport en 15 jours.

Mais les règles sont plus ardues pour les Tibétains et les Ouïghours, qui doivent gagner l'approbation de plusieurs couches de bureaucratie - y compris les autorités provinciales; le Bureau de Sécurité Publique de la ville de résidence du demandeur et pour les étudiants, les directeurs d’universités.

Tsering Woeser (Mme), un écrivain tibétain qui a tenté d’obtenir un passeport depuis 2005 et a échoué, affirme que les refus sont induits par la crainte qu'une fois à l'étranger, les personnes issues des minorités s'expriment sur les politiques ethniques répressives de la Chine ou établissent des liens avec des groupes en exil.

«Pour les Han, l’obtention d'un passeport est aussi facile que d'acheter un ticket de bus», a t -elle déclaré. «Mais pour les Tibétains, c'est plus difficile que de monter au ciel.»

Depuis avril dernier, les autorités ont confisqué les passeports des Tibétains qui ont eu la chance d’en avoir un en premier lieu.

Selon des documents obtenus par Human Rights Watch (l’Observatoire des droits de l'homme), la police au Tibet est également tenue d’interroger les personnes qui rentrent et de déterminer si elles ont rompu l’engagement qui a été signé de ne pas se livrer à des activités qui «nuisent à la sécurité et aux intérêts de l'État» lorsqu’elles sont à l'extérieur du pays.

Les nouvelles procédures ont été introduites après que des milliers de Tibétains aient assisté à un rassemblement religieux en Inde au cours duquel était prévue la venue du Dalaï-Lama, le chef spirituel que Pékin considère comme un séparatiste.

Les exilés Tibétains disent que ces restrictions visent également à empêcher les informations concernant la récente vague d'immolations d'atteindre le monde extérieur.

Les frustrations de ceux qui ont été touchés par le resserrement des règles ont connu une rare mise au jour publique après qu’une étudiante d’université ouïgoure de 21 ans ait raconté sur son blog sa tentative infructueuse d'obtenir un passeport.

L'étudiante, Atikem Rozi, a déclaré que les refus répétés avait ruiné ses espoirs d’étudier à l'étranger.

«Chaque fois que l’on évoque la question d'un passeport, cela me donne les larmes aux yeux», a écrit le mois dernier Mlle Rozi, étudiante à l'Université Minzu de Pékin.

«Mon passeport est encore une énigme, un luxe».

Largement diffusés, les articles du blog ont entraîné une couverture favorable dans une publication Chinoise. Mais ils ont aussi attiré l'attention non désirée des agents de la sécurité intérieure du Xinjiang, qui pendant six heures d'interrogatoire ce mois-ci ont laissé entendre qu'elle était «politiquement non qualifiée» pour aller à l'étranger parce qu'elle avait utilisé son microblog, l'équivalent Chinois de Twitter, pour se plaindre de la discrimination contre les Ouïghours.

L'incapacité de voyager a conduit de nombreux Chinois à prendre des mesures désespérées.

En 2011, Liao Yiwu, poète et auteur originaire de la ville de Chengdu au Sud Ouest, s’est échappé au Vietnam par voie terrestre après que les autorités ait rejeté sa demande de passeport plus d'une douzaine de fois puis l'ait menacé sur son intention de publier un livre à l'étranger. Il vit maintenant en exil en Allemagne.

Wu'er Kaixi, qui a été n °2 sur liste des personnes les plus recherchées par le gouvernement après avoir organisé les manifestations étudiantes de la place Tiananmen en 1989, a passé les dernières années à essayer de se faire arrêter par les autorités Chinoises pour tenter de rentrer chez lui pour voir ses parents vieillissants.

M. Kaixi, qui vit à Taiwan, a tenté de fracasser (en voiture) les portes de l'ambassade de Chine à Washington, et il a pris une fois un vol pour Macao, administré par les Chinois, et s'est offert à la police. Il a été rapidement remis dans un avion et envoyé chez lui.

«Il est insupportable d'envisager l'idée que je puisse ne jamais les revoir» a t -il écrit l'année dernière en parlant de ses parents, qui ont également été empêchés de quitter la Chine.

«C'est un comportement barbare et cruel de la part du gouvernement chinois.»

Patrick Zuo a contribué aux recherches.

Traduction Pema Dreulkar - dreulkar.pema@gmail.com – pour les site http://sunyat.free.fr

http://www.nytimes.com/2013/02/23/world/asia/chinese-passports-seen-as-political-sta

No Exit: China Uses Passports as Political Cudgel

By ANDREW JACOBS Published: February 22, 2013 – New York Times

BEIJING — Flush with cash and eager to see the world, millions of middle-class Chinese spent the 10-day Lunar New Year holiday that ended on Monday in places like Paris, Bangkok and New York. Last year, Chinese made a record 83 million trips abroad, 20 percent more than in 2011 and a fivefold increase from a decade earlier.

Sun Wenguang, a retired economics professor from Shandong Province, was not among those venturing overseas, however. And not by choice. An author whose books offer a critical assessment of Communist Party rule, Mr. Sun, 79, has been repeatedly denied a passport without explanation.
“I’d love to visit my daughter in America and my 90-year-old brother in Taiwan, but the authorities have other ideas,” he said. “I feel like I’m living in a cage.”

Mr. Sun is among the legions of Chinese who have been barred from traveling abroad by a government that is increasingly using decisions on passports as a cudgel against perceived enemies — or as a carrot to encourage academics whose writings have at times strayed from the party line to return to the fold.

“It’s just another way to punish people they don’t like,” said Wu Zeheng, a government critic and Buddhist spiritual leader from southern Guangdong Province whose failed entreaties to obtain a passport have prevented him from accepting at least a dozen speaking invitations in Europe and North America.

China’s passport restrictions extend to low-level military personnel, Tibetan monks and even the security personnel who process passport applications. “I feel so jealous when I see all my friends taking vacations in Singapore or Thailand but the only way I could join them is to quit my job,” said a 28-year-old police detective in Beijing.

Lawyers and human rights advocates say the number of those affected has soared in recent years, with Tibetans and Uighurs, the Turkic-speaking minority from China’s far west, increasingly ineligible for overseas fellowships, speaking engagements or the organized sightseeing groups that have ferried planeloads of Chinese to foreign capitals.

Although the government does not release figures on those who have been denied passports, human rights groups suggest that at least 14 million people — mostly those officially categorized as ethnic Uighurs and Tibetans — have been directly affected by the restrictions, as have hundreds of religious and political dissidents. A representative of the Exit-Entry Administration of the Public Security Bureau declined to discuss the nation’s passport policies.

The seemingly arbitrary restrictions, not unlike those long employed by the former Soviet Union, also affect overseas Chinese who had grown accustomed to frequent visits home. Scores of Chinese expatriates have been denied new passports by Chinese Embassies when their old ones expire, while others say they are simply turned away after landing in Beijing, Shanghai or Hong Kong.

Returnees whose names show up on a blacklist are escorted by border control officers to the next outbound flight. Even if seldom given explanations for their expulsions, many of those turned away suspect it is punishment for their antigovernment activism abroad. “Compared to other forms of political persecution, the denial of the right to return home seems like a small evil,” said Hu Ping, the editor of a pro-democracy journal in New York who has not been allowed to see family members in China since 1987. “But it’s a blatant violation of human rights.”

Even those carrying valid passports are subject to the whims of the authorities. On Feb. 6, Wang Zhongxia, 28, a Chinese activist who had planned to meet the Burmese opposition leader Daw Aung San Suu Kyi, was barred from boarding a Myanmar-bound flight from the southern city of Guangzhou. Four days earlier, Ilham Tohti, an academic and vocal advocate for China’s ethnic Uighurs, was prevented from leaving for the United States.

Mr. Tohti, who was set to begin a yearlong fellowship at Indiana University, said he was interrogated at Beijing International Airport for nearly 12 hours by officers who refused to explain his detention. Speaking from his apartment in the capital, Mr. Tohti says that Uighurs have long faced difficulties in obtaining passports but that the authorities have made it nearly impossible in recent years.
“We feel like second-class citizens in our own country,” he said.

For decades after the Communists came to power in 1949, most Chinese could only dream of traveling abroad; the handful who managed to leave often escaped by evading border guards and swimming across shark-infested waters to what was then British-ruled Hong Kong. As China opened up to the outside world in the early 1980s, the government began providing passports and exit visas to graduate students who had acceptance letters from universities overseas.

All that changed in 1991, when Beijing issued new rules allowing Chinese to join group tours to “approved destinations” in Southeast Asia, and two years later, to the United States and Europe. These days, members of China’s ethnic Han majority can generally obtain a passport in 15 days.

But the rules are more arduous for Tibetans and Uighurs, who must win approvals from several layers of bureaucracy — including provincial authorities; the applicant’s hometown public security bureau; and for students, university administrators. Tsering Woeser, a Tibetan writer who has tried and failed to get a passport since 2005, says the denials are driven by fears that once abroad, minorities will speak out about China’s repressive ethnic policies or link up with exile groups.

“For the Han, getting a passport is as easy as buying a bus ticket,” she said. “But for Tibetans it’s harder than climbing to the sky.”

Since last April, the authorities have been confiscating passports from Tibetans lucky enough to have them in the first place. According to documents obtained by Human Rights Watch, the police in Tibet are also required to interrogate returnees and determine whether they have broken a signed pledge not to engage in activities that “harm state security and interests” while outside the country.

The new procedures were introduced after thousands of Tibetans attended a religious gathering in India that included an appearance by the Dalai Lama, the spiritual leader whom Beijing considers a separatist. Tibetan exiles say the restrictions also seek to limit information about the recent spate of self-immolations from reaching the outside world.

The frustrations of those affected by the tightened rules received a rare public airing after a 21-year-old Uighur college student blogged about her unsuccessful attempt to get a passport. The student, Atikem Rozi, said the repeated rejections had dashed her hopes to study abroad.
“Whenever the subject of a passport is mentioned, it brings me to tears,” Ms. Rozi, a student at Minzu University in Beijing, wrote last month. “My passport is still a riddle, a luxury.”

Widely forwarded, the blog posts prompted favorable coverage in one Chinese publication. But they also drew unwanted attention from the domestic security agents in Xinjiang, who during six hours of questioning this month suggested that she was “politically unqualified” to go abroad because she had used her microblog, the Chinese equivalent of Twitter, to complain about discrimination against Uighurs.

The inability to travel has driven many Chinese to take desperate measures. In 2011, Liao Yiwu, a poet and author from the southwest city of Chengdu, escaped overland to Vietnam after the authorities rebuffed his passport application more than a dozen times and then threatened him over plans to publish a book overseas. He now lives in exile in Germany.

Wu’er Kaixi, who was No. 2 on the government’s most wanted list after he organized student protests in Tiananmen Square in 1989, has spent the last several years trying to get himself arrested by the Chinese authorities in an attempt to return home to see his aging parents. Mr. Kaixi, who lives in Taiwan, has tried crashing through the gates of the Chinese Embassy in Washington, and he once flew to Chinese-administered Macau and offered himself up to the police. He was promptly put back on a plane and sent home.

“It is unbearable to contemplate the idea that I may never see them again,” he wrote last year of his parents, who have also been barred from leaving China. “This is barbaric and cruel behavior by the Chinese government.”

Patrick Zuo contributed research.
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Dans la plupart des pays, les citoyens possèdent la liberté de parole. Mais dans une démocratie, ils possèdent encore la liberté après avoir parlé.
André Guillois

Sunyata
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MessagePosté le: Ven 1 Mar - 19:47 (2013)    Sujet du message: Publicité

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