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La manifestation contre l'exploitation de la mine de Yushu montre la vraie nature de la "réserve" chinoise.

 
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Sunyata


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MessagePosté le: Mar 27 Aoû - 12:22 (2013)    Sujet du message: La manifestation contre l'exploitation de la mine de Yushu montre la vraie nature de la "réserve" chinoise. Répondre en citant

Tibetan Centre for Human Rights and Democracy

Dharamsala Inde :


La semaine dernière, la police armée chinoise a frappé et envoyé des bombes lacrymogènes sur les centaines de tibétains qui protestaient contre les activités minières illégales dans la zone de Gedrong à Dzatoe (ch: Zaduo) dans la région autonome tibétaine de Yushu à Qinghai.

Des sources venant de Tibétains en exil font état de la détention de 8 Tibétains ainsi que de l'hospitalisation de nombreux blessés suite à une manifestation contre l'extraction illégale de diamants, le 13 août dans les villages d'Atoe, Zachen et Shiza dans le comté de Dzatoe.

Il y a eu des rapports sur la tentative de suicide de Sogpo Choedup ainsi que la disparition d'un autre tibétain, Khentsa Sodor à la suite de la révolte du 16 août.

Les autorités chinoises ont menacé de châtiments sèvères et d'emprisonnement tout Tibétain qui continuerait à manifester.

La police armée a arraché une large banderole sur laquelle était inscrit le récent message du président chinois Xi Jinping au sujet de la protection environnementale.

En déployant cette banderole, les contestataires tibétains voulaient rappeler aux autoritès locales ce discours concernant l'environnement, les réactions violentes contre les protestataires anti-extraction sont monnaie courante dans la région de Quinghai.

Ces dernières années, les autorités chinoiseq ont passé sous silence toute opposition locale contre la destruction environnementale tout en y réagissant de façon extrêmement brutale dans la préfecture de Yushu.

Le 30 Mai 2009, les officiers de la Sécurité de Yushu ont tiré à balles réelles et lancé des gaz lacrymogènes sur des Tibétains dans le village de Shidag à Surmang( ch Xiaosumang) qui protestaient contre les activités illégales d'extraction.

En réponse à une pétition signée par les Tibétains de Yushu en 2010, plus de 12 Tibétains ont été violemment battus sur de fausses accusations d'activités politiques, depuis lors, les Tibétains qui en appellent à une protection environnementale ont été menacés au grand jour par des officiels afin qu'ils se taisent si ils ne veulent pas partager le sort des habitants de Shidag.

Ils les menacent également de leur couper l'aide sociale gouvernementale ainsi que toute aide au relogementen en cas de contestation persistante, les Tibétains se plaignent par ailleurs de la qualification de politique appliquéeà toutes revendications concernant les questions urgentes d'environnement soulevées lors de ces manifestations ce qui facilite grandement la justification de la violence des ripostes chinoises ainsi que la dissimulation d'accords financiers louches avec les mineurs illégaux, Dzatoe ( ch: Zaduo) où le 13 Août, des manifestations ont été violemment dispersées, fait partie de la réserve naturelle de San Jiang Yuan les trois rivières (SNNR) créée en 2000 afin de protèger les sources des 3 rivières les plus importantes du Plateau Tibétain : Zachu ( le Mékong ) Drichu ( le Yangtsé ) et Machu (le fleuve Jaune).

Les leaders chinois successifs ont toujours pointé du doigt l'importance de la SNNR contre les changements climatiques et la préservation de l'écologie du plateau tibétain.

Le 19 Août 2000, pour bien marquer l'importance de la création de la SNNR, le prèsident précédent Jiang Zemmi a fait dresser un panneau spécial qui signal l'entrée de la Réserve Naturelle pour souligner encore son importance dans la protection de la nature et le 24 Janvier 2003, le Conseil d'Etat Chinois dans le document n 5 faisait passer la SNNR du niveau provincial au niveau national en lui attribuant le statut de Réservoir d'Eau de la Chine.

Très récemment, en Mai 20013, le président Xi Jiuping a fait le voeu que la Chine ne privilégie pas la croissance économique ponctuelle à la protection de la nature.

Xi a ajouté que les pollueurs dont les activités avaient de sérieuses répercussions sur la nature devaient en être tenu pour responsable à vie.

La SNNR a la plus haute concentration de fleurs et de faune diverses avec plus de 70 différentes espèces que l'on ne trouve que sur le Plateau Tibétain telles que l'antilope tibétaine, les ânes sauvages, les grues à col noir ainsi que des minéraux précieux et des plantes médicinales rares, de plus la région compte le plus grand nombre de sommets enneigés, de glaciers et de rivières.

Elle est aussi réputéee pour ses réserves de minéraux précieux et la mine de Yishu fait partie des 10 mines récemment découvertes et une de celle qui n'a jamais été exploitée en République Populaire de Chine.

La création de la SNNR, la plus grande des réserves naturelles, concerne 6 millions d'individus dans la Préfecture de Yushu d'après les sources officielles chinoises en conséquence, ce sont des dizaines de milliers de nomades tibetains qui ont été déplacés au nom de la restauration des grasses prairies qui constituent la SNNR.

Depuis les années 80, la Chine a créé de nombreuses "zones de protection naturelle" au Tibet soit en délogeant ou évinçant les Tibétains, le revers de la médaille étant que ces "zones de protection naturelle" rendent possible l'introduction d'un contrôle social tout en facilitant les projets
d'Eco-tourisme ainsi que l'extraction des ressources minérales, le fait que les autorités puissent à leur gré déplacer les limites de ces zones afin d'en rendre possible l'exploitation soulève d'importantes questions quant à la volonté réelle affichée des Chinois de protèger l'environnement du Plateau Tibétain.

Par exemple, les limites de la SNNR fûrent repoussées afin de permettre l'extraction de l'or dans la région,
mais la destruction de l'environnement n'a jamais cessé en dépit de la création de la Réserve des Trois Rivières de plus les lois passées par le gouvernement n'ont protègé ni l'environnement ni rendu responsable à vie les pollueurs en accord avec la loi.

La majorité des manifestations se produisent dans cette région et les contestataires ont déclaré que les mineurs chinois produisaient de faux papiers portant l'autorisation du gouvernement chinois et constatent également que toutes les promesses faites par ce même gouvernement restent lettre morte.

En Mars 2010, un mois avant le tremblement de terre meurtrier qui a touché la préfecture de Yushu, un groupe de nomades du comté de Scirmang en visite à Beiijing ont présenté une pétition avec tous les détails concernant les activités illégales dans les mines ainsi que leurs conséquences désastreuses sur la vie et les traditions des Tibétains vivant dans la région, cette pétition mentionnait le nom d'un industriel Zheng Quingfang

ID: 3503021978012503 originaire de la ville de Pitian dans la province de Fujian et qui en 2003 vînt dans le Village de Dachog à Surmang dans le comté de Yushu pour continuer les extractions, pendant les 5 années suivantes, Zheng , en accord avec les autorités locales, a entamé des travaux sous terrain à l'aide de produits chimiques qui ont détruit un grand nombre de prairies rendant les nomades incapables de nourrir leurs troupeaux .

De plus, cette pétition faisait état de ce que l'emploi de ces produits chimiques avaient un effet dévastateur causant la mort directe des troupeaux ainsi que la destruction de la santé des femmes et des enfants, les pétitionnaires ont également mis en évidence l'accroissement alarmant de naissance d'enfants malformés et la hausse de la mortalité infantile.

Ces déversements de produits chimiques dans la rivière Shichu causent également des cancers de l'oesophage, l'intestin et l'estomac parmi la population.

Cette extraction sauvage menée par la compagnie Quinguaic Xinyu en 2006 à Kar Ri (la Montagne Blanche) à Rima comté de Layu a créé un tremblement de terre près de la montagne qui a causé l'effondrement de nombreuses maisons à Rima, Gyachub, Malung et Chusim, les plus affectés fûrent les nomades des 5 villages de Lhasug .

Cette pétition signale également que des compagnies privées continuent à travailler dans la SNNR incluant Chumarleb(ch Qumalai) Dzatoe et Nangchou et en appelle à des investigations au sujet des activités illégales d'extraction responsables de la pollution en accord avec les lois chinoises du pays mentionnant les articles 6,18,41,44 et 45 de la loi de protection de l'environnement violée en permanence et en plein jour dans cette région.

En Juin, la Chine a passé un panel de nouvelles lois ciblant les pollueurs et les condamnant pour des actions criminelles après que les autorités eúrent admis que les lois précédentes étaient restées sans effet.

Aucune action n'a été prise à ce jour à propos des problèmes évoqués lors de la pétition de Mars 2010 présentée par les nomades tibétains du comté de Surmang.

Les derniers rapports parlent de ce que les Tibétains qui ont manifesté le 13 Aoút à Dzatoe veulent maintenant aller à la rencontre du gouvernement central chinois à Beinjing afin de lui soumettre une pétition, nous verrons si leurs voix seront entendues au plus haut niveau du Gouvernement Chinois ou si elle aura la même destinée que celle des nomades de Surmang.

24 August 2013

Tibetan Centre for Human Rights and Democracy

Dharamsala, India

Yushu mine protest crackdown exposes China’s ‘nature reserve’ sham

Last week, Chinese armed police beat and teargassed hundreds of Tibetans protesting illegal mining activities in Gedrong area in Dzatoe (Ch: Zaduo) County in Yushu Tibetan Autonomous Prefecture, Qinghai Province. Exile Tibetan sources reported the detention of eight known Tibetans and hospitalisation of many others who sustained injuries after they protested against illegal diamond mining on 13 August in Atoe, Zachen and Shiza villages in Dzatoe County.

There were reports of an attempted suicide by Sogpo Choedup and the disappearance of another Tibetan man, Khentsa Sodor following the 16 August crackdown. Chinese authorities warned of severe punishment including arrest and imprisonment if the Tibetans continued to protest. Armed police tore down a huge poster that carried Chinese president Xi Jinping’s recent message on environmental protection. By displaying the banner, Tibetan protesters had sought to remind local authorities about Xi’s recent pronouncements on environmental issues.

Violent crackdowns on anti-mining protesters are not new in Qinghai Province. In recent years, Chinese authorities have sought to silence any kind of local opposition against environmental destruction by brute force in Yushu Prefecture. On 30 May 2009, local Public Security Bureau officers from Yushu County fired live ammunition and tear gas on local Tibetans in Shidag Village in Surmang (Ch: Xiaosumang) County for protesting illegal mining activities, according to a petition filed by Yushu Tibetans in 2010. More than 12 Tibetans were severely beaten and sentenced on false charges of political activities. Since then, local Tibetans calling for environmental protection in SNNR region have been threatened and intimidated as officials openly order them to shut up or meet the same fate as those in Shidag Village. Officials also threaten to cancel government aid in poverty alleviation and relocation housing if they continue protesting against environmental destruction.

Local Tibetans complain that authorities tend to label their protests as politically motivated and ignore urgent environmental issues raised through such protests. This, they say, makes it easier for the local authorities to justify their crackdown and to conceal their shady financial dealings with illegal miners.
Dzatoe (Ch: Zaduo) County where the 13 August anti-mining protest was violently suppressed is part of the San Jiang Yuan Three Rivers Headwaters Nature Reserve (SNNR), which was formed in 2000 to protect the sources of three major rivers on the Tibetan plateau: Zachu (Mekong river), Drichu (Yangtse river) and Machu (Yellow river).

Successive Chinese leaders have emphasised the importance of the SNNR in countervailing climate change and to preserve the overall ecology of the Tibetan plateau. On 19 August 2000, to mark the creation of the SNNR, former president Jiang Zemin erected a special sign outside the entrance of the nature reserve to emphasise its importance in environmental protection. On 24 January 2003, China’s State Council in its Document No. 5 upgraded the SNNR from provincial to national level nature reserve, thus underscoring the region’s status as “China’s water tower”.

As recently as May 2013, Chinese president Xi Jinping vowed that China would “never pursue temporary economic growth at the expense of environmental degradation”. Xi also said environmental polluters whose activities cause serious consequences “must be brought to account, and should be held accountable for a lifetime.”

The SNNR region has the world’s highest concentration of biologically diverse flora and fauna with more than 70 different species found only on the Tibetan plateau such as Tibetan antelopes, Tibetan wild donkeys, black-necked cranes and precious minerals and rare medicinal plants. The region is also the source of largest number of snow mountains, glacial deposits and rivers. It is also known for its rich mineral reserves, and the Yushu Dachang Gold Mine is one of the top ten newly discovered mines and one of the biggest untapped gold mines in the People’s Republic of China.

The creation of the SNNR, Asia’s largest nature reserve, affected over 16 Tibetan counties and 5.6 million people in Yushu Prefecture, according to official Chinese sources. Consequently, tens of thousands of Tibetan nomads were relocated in the name of restoring the ecology of the grasslands when the SNNR was formed.

Since 1980s, China has established many ‘protected nature reserves’ in Tibet either by relocating or evicting Tibetans. The flip side of such ‘protected nature reserves’ is that it allows the authorities to “introduce mechanisms for social control and facilitate resource development and eco-tourism plans”. The fact that authorities can arbitrarily change the original boundaries of protected nature reserves to make way for resource exploitation raises important questions over China’s professed aims to protect the fragile environment of the Tibetan plateau. For instance, the boundary of SNNR was changed to allow for gold mining in the region.

But destruction of environment has continued unabated despite the creation of San Jiang Yuan nature reserve. Moreover, environmental protection laws passed by the Chinese government have failed to protect the environment or to hold the polluters accountable in accordance with law.

Majority of Tibetan protests against environmental destruction has occurred in the SNNR region, thus supporting local Tibetans’ contention that Chinese miners in collusion with local authorities are engaging in illegal mining activities in environmentally protected area. In fact, Tibetans who protested on 13 August have claimed that Chinese miners used fake documents to demonstrate mining permission from central government authorities. Local Tibetans feel shortchanged when the authorities fail to live up to the promises made during the creation of SNNR.

In March 2010, a month before a deadly earthquake hit Yushu Prefecture, a group of Tibetan nomads from Surmang County visited Beijing and submitted a petition to the central government authorities detailing illegal mining activities and their hazardous consequences on the life and livelihood of Tibetans living in the SNNR region. The petition mentioned a Chinese businessman, Zheng Qingfeng (National ID no. 350302197801250319) from Putian City in Fujian Province who in 2003 came to Dachog Village in Surmang Township of Yushu County to carry out mining. For the next five years, Zheng, in collusion with local authorities, engaged in rampant mining and resorted to unsafe ways of dumping chemical waste. Consequently, a large number of grassland in Dachog Village was destroyed, making it difficult for nomads to graze their herds. Moreover, the petition said extensive use of chemical substances in mining caused the death of nomads’ herds and severely harmed the health of women and children in the area. The petitioners also reported an alarming rise in the number defective births and infant mortality rate.

According to the petition, unrestrained mining and dumping of chemical waste in Shichu river in Surmang County caused various diseases such as esophagus, intestinal and stomach cancer among local inhabitants. Petitioners also reported that extensive mining carried out by the Qinghai Xinyu Mining Company in 2006 at Kar Ri (White Mountain) in Rima Village of Layu Township (Yushu County) caused an earthquake near the mountain, which led to the collapse of many houses in Rima, Gyachub, Malung and Chushim villages. The worst affected were nomads from five villages in Lhashug Township. The petition reported that private mining companies continue to operate in the SNNR region including Chumarleb (Ch: Qumalai) County, Dzatoe County and Nangchen County.

The petition called for thorough investigation into illegal mining activities and conviction of those responsible for pollution according to domestic Chinese legal provisions. It explicitly mentioned articles 6, 18, 41, 44 and 45 of China’s Environmental Protection Law, all of which had been consistently violated in light of illegal mining in the SNNR region. In June 2013, China passed a new set of laws aimed at targeting environmental polluters with criminal punishment with the authorities admitting that its current laws have failed to effectively investigate environmental pollution cases.

No action has been taken so far on the issues raised in the March 2010 petition filed by Tibetan nomads in Surmang County.

Latest reports say Tibetans who protested on 13 August in Dzatoe County plan to approach the central government authorities in Beijing to file a petition. It remains to be seen whether their voices will be heard at the highest level of Chinese government or meet the same fate as Surmang nomads.

Read this report with photographs and related links on our website.

http://www.tchrd.org/2013/08/yushu-mine-protest-crackdown-exposes-chinas-nature-rese

Contact Persons:

For Tibetan, Mr Dawa Tsering:(+91) 98160-37736
For English, Ms Tsering Tsomo:(+91) 98168-75856
For Chinese, Mr Tsering Gyal (+91) 98826-40641
Email: director@tchrd.org


--
Tsering Tsomo (Ms)
Executive Director
Tibetan Center for Human Rights and Democracy
Top Floor, Narthang Building
Gangchen Kyishong
Dharamsala - 176215
Himachal Pradesh, India

Cell: (91) 981-687-5856
Tel: (91)1892 - 223363, 229225
Fax: (91)1892 - 225874
Twitter: @arogaga
Skype: tsetsomohor
Website: www.tchrd.org
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Dans la plupart des pays, les citoyens possèdent la liberté de parole. Mais dans une démocratie, ils possèdent encore la liberté après avoir parlé.
André Guillois

Sunyata
http://sunyat.free.fr


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