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Changer le monde à partir de nous-même : l’amour et la compassion dans un monde globalisé

 
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Sunyata


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MessagePosté le: Mar 17 Juin - 20:08 (2014)    Sujet du message: Changer le monde à partir de nous-même : l’amour et la compassion dans un monde globalisé Répondre en citant

http://www.kagyuoffice-fr.org/17e_karmapa/2014/06/changer-le-monde-a-partir-de-nous-

En arrivant sur l’estrade cet après-midi, Karmapa a disparu un instant derrière un bel arbre posé près des marches. Lorsqu’il est réapparu, il regardait la foule tout en marchant vers son siège. Il a commencé sur une note légère : « Le sujet de ce jour est le même que celui d’hier. Vous avez donc pris un billet pour rien. » (rire dans la salle)

Puis il a expliqué que nous vivons dans un monde qui, jusqu’à ce jour, est le seul endroit à abriter la vie. Et la vie s’y trouve sous des formes multiples. Un seul arbre peut être le support d’une grande variété d’insectes. Les êtres humains sont une autre forme de vie et parmi eux on observe une grande variété d’individus. Comme le prouve les empreintes digitales, chaque personne est différente. Les gens agissent, regardent et vivent de façon différente. Nous existons au milieu de cette variété complexe d’ êtres individuels et pourtant, d’un autre point de vue, nous sommes tous interconnectés et dépendants les uns des autres. Un éléphant est très grand et a beaucoup de valeur, les insectes sont minuscules et paraissent peu importants. Mais les abeilles recueillent le nectar des fleurs et en pollinisent d’autres. Tous les êtres font donc partie de ce monde interdépendant, ils ont tous de la valeur, pour eux-mêmes comme pour les autres.

Dans le bouddhisme tibétain, il y a une belle dénomination pour cette sorte de relation, nous l’appelons la relation mère-enfant (manu drelwa) Ce n’est pas une relation entre deux choses, mais un sentiment positif qui nous lie au monde animé et inanimé qui nous entoure.

Lorsque quelqu’un parle d’un »soi » ou de »je » il fait référence à quelqu’un d’indépendant, unique et capable d ‘être sa propre source. Sur cette base d’un »je », nous nous sentons différent des autres. Mais qu’en est-il vraiment ? Si nous observons le fait d ‘être sa propre source, nous pouvons voir aisément que ce corps, auquel nous nous identifions particulièrement, nous l’avons reçu de nos parents, nous ne l’avons pas créé. Si nous nous croyons indépendant, si nous croyons que nous ne dépendons pas des autres pour notre nourriture et nos vêtements, nous finirons vite en cadavre. Dans ce monde globalisé, la nourriture vient de loin, nos habits aussi. Ils sont confectionnés dans les pays pauvres, par des ouvriers que nous ne verrons ni ne connaîtrons jamais, mais pourtant nous portons leurs vêtements.

Les souvenirs d’enfance de Karmapa sont très différents de ceux que peuvent avoir les êtres de nos jours. Il se souvient :

« J’ai vécu la vie habituelle des nomades. Ma mère et mon père ne s’absentaient pas toute la journée pour aller travailler. En soirée, nous nous asseyions autour du feu et les anciens nous racontaient des histoires. Dans cette atmosphère chaleureuse et intime nous avions un sentiment profond d’appartenir à une même famille. A 7 ans, lorsque j’ai été reconnu Karmapa, j’ai été séparé de mes parents et j’ai dû vivre au 3ème étage du monastère de Tsurphu. Une situation très différente de ma vie de nomade où j’avais la totale liberté d’aller partout. J’étais un enfant très indépendant, je pouvais courir librement dans les grands espaces ouverts. Il n’y avait aucun risque que je me fasse renverser par une voiture. Nous avions aussi l’habitude de quitter chaque année notre maison d’hiver pour rejoindre l’été notre grande tente en poil de yak. »

« Puis j’ai dû rester cantonner dans mes appartements au 3ème étage du monastère. Je n’avais que peu de liberté pour jouer et je ne me sentais pas à l’aise, un peu malheureux. Chez moi j’avais des camarades de jeux de mon âge, mais dans le monastère je n’étais entouré que de moines âgés et sérieux. Comment aurais-je pu jouer avec eux ? »

Toutes les personnes qui venaient à Tsurphu, de l’intérieur du Tibet comme de l’extérieur, étaient plus âgées que lui et le voyaient de surcroît comme leur maître. C’était un peu étrange pour lui, il se sentait un peu vide. Mais lorsqu’il regardait autour de lui, il pouvait voir tous les jouets que les étrangers lui apportaient et il a senti que des personnes prenaient soin de lui. Beaucoup lui manifestaient de l’intérêt et peu à peu des personnes ont tenu le rôle de parents et de camarades de jeux. Peu à peu il a eu l’impression qu’il n’avaient pas que ses parent, ceux qui lui avaient donné la vie, mais qu’il avait aussi de nombreux amis tout autour du monde qui se souciaient vraiment de lui. Ce sentiment est pour lui la graine qui permet à un enfant de devenir un adulte fort.

Après ces exemples concrets d’amour et de considération, Karmapa s’est tourné vers le sujet de la compassion. La compassion est bien au-delà de la sympathie et de l’empathie. Elle est un sentiment plus profond, car dans la sympathie et l’empathie se trouve un sentiment de séparation entre soi et les autres. Alors que dans la compassion « nous sautons en dehors de nous-même » et nous ressentons que l’autre est une partie de nous-même. La compassion jaillit naturellement de nous et nous lie directement à l’autre. Elle nous permet de sortir de nous-même et de nous mettre à la place de l’autre, nous pouvons ainsi ressentir sa joie ou sa tristesse. Nous avons un « grand cœur » pour les autres.

La globalisation nous a rapproché, il est clair que nous sommes tous connectés les uns aux autres. Lorsque nous en sommes conscient, nous ne pouvons plus concevoir le bonheur uniquement pour nous-même, nous trouvons le courage d’aider les autres et de leur être utile.
_____
Dans la plupart des pays, les citoyens possèdent la liberté de parole. Mais dans une démocratie, ils possèdent encore la liberté après avoir parlé.
André Guillois

Sunyata
http://sunyat.free.fr


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MessagePosté le: Mar 17 Juin - 20:08 (2014)    Sujet du message: Publicité

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