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Le Bureau du Tibet annonce le gagnant du concours d’essai littéraire

 
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Sunyata


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MessagePosté le: Lun 22 Déc - 12:47 (2014)    Sujet du message: Le Bureau du Tibet annonce le gagnant du concours d’essai littéraire Répondre en citant

Le Bureau du Tibet annonce le gagnant du concours d’essai littéraire

Administration Centrale Tibétaine, le 14 décembre 2014.

Washington, DC, 13 décembre 2014 : Jamyang Tashi de New York a reçu un prix de 1,000 $ pour son essai gagnant intitulé l’un des sept milliards d'êtres humains. Le Député Kaydor Aukatsang a félicité M. Tashi et lui a remis le chèque lors de la célébration du 25e anniversaire du Prix Nobel de la Paix avec la communauté Tibétaine de New York et du New Jersey, à New York.

Voici l'essai:
L’un des sept milliards d’êtres humains
Par Jamyang Tashi

«Qu'est-ce que le Dalaï Lama représente pour toi ?» Un de mes amis américains m’a posé cette question il y a environ deux ans après que nous ayons eu une longue conversation sur les auto-immolations au Tibet, qui avaient atteint l'attention des médias du monde entier.

Ma réponse instantanée à mon ami a été : «Il va falloir beaucoup de temps pour parler de lui». Ce n’était pas une tentative pour éviter de répondre mais plutôt pour voir s’il serait prêt à m’écouter expliquer une personne si renommée dans mon anglais imparfait.

Ma réponse avait redoublé la curiosité de mon ami. Il se pencha brusquement en avant et dit dans l'expectative, «S’il te plaît, j’ai tout le temps».

J’ai réalisé que j’avais mal compris sa question. Il ne me demandait pas de parler du Dalaï Lama. Il voulait savoir ce que je ressentais à propos du Dalaï Lama. Curieusement c’était une nouvelle question pour moi. J’ai commencé à remarquer la différence entre dire qui est le Dalaï Lama et expliquer ce qu'il signifie pour moi.

Je me suis immédiatement trouvé dans une situation dans laquelle je n’avais jamais été auparavant. Expliquer ce que le Dalaï-Lama signifiait pour moi ne semblait exiger de connaître aucune de ses données biographiques, mais de me rappeler ma propre vie. À ce stade, la question était devenue personnelle et je devint très ému, et ne pouvais rien dire tandis que mon ami me regardait.

Je me suis senti gêné de ne pas avoir de réponse après lui avoir dit que j’avais une longue réponse à sa question. En même temps, je commençais à m’inquiéter qu'il s’aperçoive de ma lutte intérieure pour contenir la tempête émotionnelle qui pourrait éclater de mes yeux.

Je ne me souviens pas combien de temps je me suis interrompu, mais à un moment mon ami m'a dit: «C’est bon. Je pense que je peux deviner combien il représente pour toi». Une partie de moi a été soulagée, mais sa question est restée avec moi.

Ce que je vais raconter ci-dessous est une expérience très commune partagée par des milliers de Tibétains, et ainsi si j’ai eu un but en écrivant une histoire si commune, ce serait pour mes amis non-Tibétains qui sont si curieux de savoir pourquoi je suis si attaché à Sa Sainteté le 14e Dalaï Lama.

Je suis né et ai grandi dans un village reculé du Tibet, dans une famille où aucun des membres n’avait vu le Dalaï Lama en personne ni entendu sa voix. La seule représentation physique du Dalaï Lama dans ma maison était un portrait de lui de 11 x 13. Pourtant, aussi loin que ma mémoire s’étende, le Dalaï Lama détenait l'autorité prééminente dans mon foyer.

Les activités de la journée lui étaient confiées tous les matins. Les problèmes familiaux étaient résolus en son nom, et les mauvaises conduites étaient interdites devant lui. Et il a eu la meilleure part de chaque petit festin partagé dans ma maison. Dans l'esprit d'un enfant dans cette maison, le Dalaï Lama semblait parfois comme un doux roi imaginaire qui gouvernait tout sans avoir à dire un mot. Mais en regardant en arrière, il a été le lit de rivière qui a façonné le courant de la vie de ma famille.

Gyalwa Tenzin Gamtso est le nom que nous utilisons pour le Dalaï Lama dans ma région, et je me demande souvent si ces trois mots n’étaient pas les premiers que j’aie jamais entendus. Je me souviens de la première fois où j’ai vu le visage du Dalaï Lama. C’était un soir, j’étais si somnolent et j’attendais ma mère pour m’accompagner au lit. Mais cela lui prenait tellement longtemps pour terminer les prières. Malgré mon impatience croissante, le ton de sa voix prononçant des mots incompréhensibles et la gravité de son visage étaient des choses dont je n’avais pas le courage de me plaindre.

Pour une raison que j'ignore toujours, je suis venu et me suis mis debout à côté de ma mère, et face à l'autel, j’ai tenu mes mains jointes de la façon dont elle tenait les siennes. Elle se laissa tomber sur les genoux et m'appris comment dire, "Gyalwa Tenzin Gamtso", et après que je fus capable de le répéter, elle m'a appris à faire trois prosternations en direction de la photo d'un homme souriant sur l'autel. Depuis cette nuit, j’ai été capable d’identifier cet homme souriant comme étant Gyalwa Tenzin Gamtso, et peu importe de quel côté je le regardais, il me regardait toujours avec un sourire affable.

Ayant grandi au Tibet comme un jeune homme illettré et n’ayant accès à rien au-delà des montagnes entourant mon village, j’étais parfois pris entre deux définitions du Dalaï Lama. Selon ma famille et les autres Tibétains, le Dalaï Lama n’était pas moins qu’un dieu. Mais d'après ce que j’avais entendu des fonctionnaires Chinois, il n’était rien de plus qu'un faux moine affamé de pouvoir, et parfois ils le décrivaient même comme un monstre. Bien sûr, je faisais confiance à ma famille et aux Tibétains. Mais en tant qu’adolescent arrivant à l'âge adulte, je me suis une fois demandé si les fonctionnaires Chinois n’avaient pas raison. J’avais honte d'avoir une telle pensée dans ma tête.

Mais en regardant en arrière, je suis reconnaissant d'avoir eu cette pensée car elle fait partie de la raison pour laquelle j'ai décidé de quitter le Tibet pour l'Inde afin de voir moi-même le Dalaï Lama.
A partir du jour où j’ai entrepris mon voyage vers l'Inde quand j’avais dix-huit, chaque journée m’a rappelé que je m’éloignais de mon pays bien-aimé, mais chaque pas que je faisais me rappelait que je me rapprochais du Dalaï Lama.

Après avoir atteint l'Inde, j’ai eu ma première audience avec le Dalaï-Lama en même temps que plus de soixante autres réfugiés Tibétains. Comme nous étions tous rassemblés à la porte de sa résidence, un guide de la sécurité nous a conduits à une véranda où nous étions tous assis en face d'un fauteuil rouge. Nous tous dans le public avons partagé la même sensation - aucun de nous ne savait vraiment si tout cela était un rêve ou si c’était réel. Je savais que le Dalaï Lama allait s’asseoir sur ce fauteuil rouge, mais derrière cette chaise il y avait deux portes laissées ouvertes et je ne savais pas de laquelle il sortirait. Quelques minutes avant qu’il ne soit apparu, il y avait un tel profond silence qu'il semblait que personne ne respirait même.

Puis, soudain, il sortit rapidement de la porte de gauche, presque en courant vers nous. Le moment que j’avais attendu toute ma vie brillait devant mes yeux. Or son visage n’était pas différent de la photo avec laquelle j’avais grandi dans ma maison. Nous tous dans l'assistance avons éclaté en sanglots pendant au moins quelques minutes et pendant tout ce temps, il se tenait debout en face de nous répétant : «Ne pleurez pas, maintenant, nous sommes ensemble».

«Je suis heureux que vous soyez tous arrivés ici sains et saufs», a t-il dit en commençant son discours d’une demi-heure pour nous. Bien qu'il ait parlé un dialecte différent auquel je n’étais pas habitué, je n’avais pas l'impression que je manquais quoi que ce soit de ce qu'il disait. Parfois, pour ressentir tout ce qu'on vous dit, vous n’avez pas besoin de comprendre le sens de chaque mot que vous entendez. D'abord, il a parlé de l'importance de l'éducation dans le monde moderne et ensuite, il a continué en parlant de la façon d'être un bon être humain. Il a conclu son exposé sur la façon de combiner l'éducation et une bonne attitude afin de servir la société.

Il parlait avec une telle clarté que parfois je sentais que je pouvais entendre chaque lettre des mots qu'il utilisait. Bien qu'il ait parlé à plus de soixante personnes, chacun d'entre nous sentait qu'il nous parlait individuellement. Le sentiment que nous avons tous partagé après l’avoir rencontré était que nous avions renoué avec notre père perdu depuis longtemps.

Je suis rentré chez moi me sentant transformé. Le Dalaï Lama n’était ni le dieu que j’avais imaginé avec ma famille, ni le monstre que les fonctionnaires Chinois décrivaient. C’est un vrai moine qui pratique l'amour, la compassion, la tolérance et le pardon. C’est un professeur qui enseigne comment donner. C’est un érudit qui étudie tout à travers l’investigation et livre chaque pensée avec raison. C’est un leader qui veut faire tout ce qu'il peut pour payer en retour l'amour et la dévotion que son peuple a pour lui. C’est un visionnaire qui envisage son pays comme une zone de paix qui rayonnerait vers le reste du monde.

Il est maître en fonctionnalités de l'esprit. C’est un étudiant qui étudie l'équation E = mc2. C’est un être humain dont se souviendra le dernier historien de l'humanité sur cette planète. Au mieux de ma connaissance, c’est le Dalaï Lama dont j’ai la chance d'être disciple. En suivant ses enseignements j’essaie d'apprendre comment aimer chacun de façon égale, même ceux qui détruisent mon pays. À la lumière de ses conseils, je lève la tête et j’essaie de regarder vers l'horizon. Du fait de sa réputation, je trouve réconfortant de me présenter comme un Tibétain.

Jamyang Tashi est né et a grandi à Thewo, dans l’Amdo au Tibet et s’est échappé en Inde quand il avait dix-huit ans. Il étudie actuellement la réalisation cinématographique à l'Université de la ville de New York. L'essai de M. Tashi a remporté le premier prix dans un concours de rédaction lancé par le Bureau du Tibet à Washington DC, pour commémorer 2014 comme l'Année de Sa Sainteté le Dalaï Lama. Le concours était ouvert à tous les Tibétains résidant en Amérique du Nord entre les âges de 18 et 35 ans et a été parrainé par la Fondation Américaine de l'Himalaya.


Office of Tibet Announces Essay Contest Winner

December 14, 2014 11:59 am

Washington, DC, December 13, 2014: Jamyang Tashi from New York City was awarded $1,000 prize for his winning essay entitled One of Seven Billion Human Beings. Representative Kaydor Aukatsang congratulated and awarded the check to Mr. Tashi during the 25thAnniversary of the Nobel Peace Prize celebration with the New York and New Jersey Tibetan community in New York.

Below is the essay:

One of the Seven Billion Human Beings
by Jamyang Tashi

“What does the Dalai Lama mean to you?” One of my American friends asked me this question about two years ago after we had a long conversation about the self-immolations inside Tibet that had reached media attention all over the world. My instant answer to my friend was: “It’s going to take a long time to talk about him”. It wasn’t an attempt to avoid answering but rather to see if he would be willing to listen to me explaining such a renowned person in my imperfect English. My answer had doubled my friend’s curiosity. He jerked forward and expectantly said, “Please, I have nothing but time”.

I realized that I had misunderstood his question. He wasn’t asking me to talk about the Dalai Lama. He wanted to know how I felt about the Dalai Lama. Oddly this was a new question to me. I began noticing the difference between telling who the Dalai Lama is and explaining what he means to me. I immediately found myself in a situation I had never been in before. To explain what the Dalai Lama meant to me didn’t seem to require knowing any of his biographical data but to recall my own life. At this point the question had become personal and I became very emotional, and couldn’t say anything while my friend was staring at me. I felt embarrassed not having an answer after I had told him that I had a long answer to his question. At the same time, I was getting worried that he was going to notice my internal struggle to hold down the stirring emotion that might burst out from my eyes. I can’t remember how long I had paused but at some point my friend said: “It’s ok. I think I can guess how much he means to you”. Part of me was relieved, but his question remained with me. What I am going to say below is a very common experience shared by thousands of Tibetans, and so if I had a purpose in writing such a common story, it would be for my non-Tibetan friends who are so curious about why I am so attached to His Holiness the 14th Dalai Lama.
I was born and raised in a remote village in Tibet, in a family in which none of the members had either seen the Dalai Lama in person or heard his voice. The only physical representation of the Dalai Lama in my house was an 11×13 portrait of him. Yet, as far as my memory stretches, the Dalai Lama held the preeminent authority in my household. The day’s adventures were entrusted to him every morning. Family issues were solved in his name, and misbehavior was forbidden in front of him. And he got the best portion of every little feast shared in my house. In the mind of a child in that house, the Dalai Lama sometimes seemed like a fictionalized gentle king who ruled everything without having to say a word. But looking back, he was the riverbed that shaped the current of my family’s life.

Gyalwa Tenzin Gamtso is the name we use for the Dalai Lama in my region, and I often wonder if these three words were the first I ever heard. I remember the first time I saw the Dalai Lama’s face. It was a night I was so sleepy and was waiting for my mother to accompany me to bed. But it was taking her so long to finish praying. Despite my growing impatience, the tone of her voice uttering incomprehensible words and the seriousness on her face were something that I had no courage to complain about. For some reason I still don’t know, I went and stood next to my mother, and facing toward the altar, I held my hands together in the way she was holding hers. She dropped on her knees and taught me how to say, “Gyalwa Tenzin Gamtso”, and after I was able to repeat them, she taught me how to do three prostrations toward the picture of a smiling man in the altar. From that night on, I was able to identify that smiling man as Gyalwa Tenzin Gamtso, and no matter from what direction I looked at him, he was always looking at me with an affable smile.

Growing up in Tibet as an illiterate young man and having no access to anything beyond the mountains surrounding my village, sometimes I was caught between two definitions of the Dalai Lama. According to my family and other Tibetans, the Dalai Lama was no less than god. But based on what I heard from Chinese officials, he was nothing more than a power hungry fake monk, and sometimes they even described him as a monster. Of course I trusted my family and Tibetans. But as a coming of age teenager, I once did wonder what if the Chinese officials were right. I was ashamed at having such a thought in my head. But looking back, I am thankful for having had that thought because it was part of the reason I decided to leave Tibet for India to see the Dalai Lama myself. From the day I set out on my journey toward India when I was eighteen, every day was a reminder of moving further from my beloved country, but each step I was taking was a reminder that I was getting closer to the Dalai Lama.

Upon reaching India, I had my first audience with the Dalai Lama along with over sixty other Tibetan refugees. As we all gathered at the gate of his residence, a security guide led us to a porch where we all sat facing a red armchair. All of us in the audience shared one feeling–none of us really knew whether it all was a dream or real. I knew the Dalai Lama was going to sit on that red armchair, but behind that chair there were two doors left open and I didn’t know from which he would come out. A few minutes before he showed up, there was such a deep silence that it seemed no one was even breathing. Then suddenly he rushed out from the left door, almost running toward us. The moment I had waited for my whole life was shining in front of my eyes. Yet his face was no different from the picture I grew up with in my house. All of us in the audience burst into tears for at least a few minutes and the whole time, he was standing in front of us repeating, “Don’t cry, now we are together”.

“I am happy that you all got here safely”, he said as he started his half an hour talk to us. Although he spoke a different dialect that I was not used to, I didn’t feel I was missing anything he was saying. Sometimes in order to feel everything you are being told, you don’t have to understand the meaning of every word you are hearing. First he talked about the importance of education in the modern world and then, he went on talking about how to be a good human being. He concluded his talk on how to combine education and a good attitude in order to serve society. He spoke with such clarity that I sometimes felt I could hear every letter of the words he was using. Although he was talking to over sixty people, every one of us felt he was talking to us individually. The feeling every one shared after we met him was that we were reconnected with our long lost father.

I went home feeling transformed. The Dalai Lama was neither the god that I had imagined with my family, nor the monster that Chinese officials described. He is a real monk who practices love, compassion, tolerance, and forgiveness. He is a teacher who teaches on how to give. He is a scholar who learns everything through investigation and delivers every thought with reasons. He is a leader who wants to do everything he can to pay off his people’s love and devotion to him. He is a visionary who envisions his country as a zone of peace that would radiate to the rest of the world. He is a master on the functionality of mind. He is a student who studies the equation of E=mc2. He is a human being who will be remembered by the last historian of humanity on this planet. To best of my knowledge, this is the Dalai Lama of whom I am fortunate to be a follower. Following his teachings I try to learn how to love everyone equally, even those who destroy my country. Under the light of his guidance, I lift my head and am trying to look into the horizon. Because of his reputation, I find it comforting to introduce myself as a Tibetan.

Jamyang Tashi was born and raised in Thewo, Amdo in Tibet and escaped to India when he was eighteen. He is currently studying filmmaking in City University of New York. Mr. Tashi’s essay won the first prize in an essay contest initiated by the Office of Tibet, Washington D.C, to commemorate 2014 as the Year of His Holiness the Dalai Lama. The contest was open to all Tibetans residing in North America between the ages of 18-35 and was sponsored by The American Himalayan Foundation.

http://tibet.net/2014/12/14/office-of-tibet-announces-essay-contest-winner/
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Dans la plupart des pays, les citoyens possèdent la liberté de parole. Mais dans une démocratie, ils possèdent encore la liberté après avoir parlé.
André Guillois

Sunyata
http://sunyat.free.fr


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