Sunyata Index du Forum
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 



 FORUM TIBET 
texte.php on line 415 Navigation ActualitésLe Dalaï LamaBouddhisme TibetainTibetDocumentationLiensSalon CultureMedia Dans la même rubrique 12/01 — Littérature : ‘Meltdown in Tibet,’ l’éco-destruction par la Chine, de Michael Buckley

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Sunyata Index du Forum -> Sunyata -> TIBET
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Sunyata


Hors ligne

Inscrit le: 08 Oct 2009
Messages: 845

MessagePosté le: Mar 13 Jan - 10:54 (2015)    Sujet du message: texte.php on line 415 Navigation ActualitésLe Dalaï LamaBouddhisme TibetainTibetDocumentationLiensSalon CultureMedia Dans la même rubrique 12/01 — Littérature : ‘Meltdown in Tibet,’ l’éco-destruction par la Chine, de Michael Buckley Répondre en citant

Littérature : ‘Meltdown in Tibet,’ l’éco-destruction par la Chine, de Michael Buckley.

Publié le 5 janvier 2015 [The Washington Post] Par Kapil Komireddi.

Le Mahatma Gandhi a délivré une vision incisive de l’Empire britannique en 1928. "L’impérialisme économique d’un seul petit royaume insulaire tient aujourd’hui le monde enchaîné" écrit-il. Gandhi allait mener l’Inde vers la liberté en 1947. Mais écrivant à un moment où il était encore entouré par le sordide spectacle de l’exploitation impérialiste, il a imaginé un futur où des sujets britanniques ont recherché, une fois libéré de la domination étrangère, à imiter les sales habitudes de leurs chefs coloniaux. Si les foules d’Asie "se mettent à une exploitation économique semblable" à celle de l’occident, a t’il averti, "cela dévasterait le monde comme un nuage de sauterelles.".

Michael Buckley rend un important service avec ce livre au franc parler qui nous alerte sur le fait que pour des millions de Tibétains,le futur de désolation évoqué par Gandhi est une réalité depuis des décennies. Buckley, un journaliste et photographe canadien, a voyagé au Tibet pendant plus de 30 ans. Ici, il renseigne sur les conséquences calamiteuses de l’usurpation infatigable des ressources du Tibet par la Chine. Depuis sa violente annexion du Tibet en 1950, la Chine a sans cesse défiguré le plateau tibétain, à la beauté fascinante. Elle a exploité et exporté les richesses minérales du Tibet, asséché et détourné les eaux de ses abondantes rivières, sédentarisé un nombre incalculable de Tibétains dans ce qu’elle appelle de "nouveaux villages socialistes", supprimé l’expression de l’identité tibétaine, et annihilé tous les modes de vie. "Le Tibet" nous rappelle Buckley "est la plus grande colonie au monde.".

Buckley est un observateur aiguisé. Apparemment, des changements infimes de l’environnement du Tibet l’ont poussé à rechercher leurs causes sous-jacentes. Piqué par un moustique à Lhassa, la capitale du Tibet, il est d’abord déconcerté : les moustiques ne sont pas censés survivre à plus de 3300m, et Lhassa est à 3600m. Historiquement, le Tibet n’a jamais été touché par la malaria, toujours parmi les maladies les plus mortelles de la région. Mais comme la colonisation agressive de la Chine dégrade l’habitat tibétain, cela pourrait bientôt changer. Le chemin de fer Pékin-Lhassa, un exploit d’ingénierie et une source de pollution, apporte des trains entiers de touristes Han et de colons chinois qui, occupant le haut de la hiérarchie ethnique chinoise et indifférents aux coutumes locales, font de plus penser aux britanniques en Inde : des étrangers cherchant fortune et l’aventure dans un lieu exotique..

Malgré son investissement émotionnel pour le Tibet, les écrits de Buckley ne sont pas teintés de sentimentalisme. Il ne romantise ni n’exalte les victimes. "Les Tibétains n’étaient pas des écologistes" note t’il. "Ils n’avaient aucune notion d’assainissement, de plomberie ou du traitement des ordures." Mais contrairement à la vision idéaliste des observateurs occidentaux de la Chine qui, ravis par le faste des gratte-ciels de Shanghai se sont empressés de qualifier ce siècle de chinois, Buckley est conscient de l’insondable souffrance humaine à la marge et souligne la fascination des élites dirigeantes qui habitent les métropoles de Chine. Pour eux, le Tibet est une source de précieux minerais, d’énergie hydraulique et d’eau, classé officiellement "Château d’eau N°1". Ayant survécu à des vagues de génocides, les Tibétains doivent maintenant endurer l’écocide : déforestation, glissements de terrains, et "migration écologique", l’euphémisme chinois pour les déplacements de masse causés par les barrages..

Mais la crise provoquée par la Chine s’étend au-delà de sa colonie bouddhiste. Le Tibet, 3ème plus grande réserve d’eau potable sur terre, est la source de quelques rivières d’Asie les plus vitales : le Yangtze, le Mekong, le Yarlung Tsangpo. Selon l’estimation de Buckley, la survie de plus de 750 millions de personnes dans les pays en aval - l’Inde, le Pakistan, le Bangladesh, la Birmanie, le Laos, le Cambodge - dépend des eaux provenant des territoires contrôlés par la Chine. En endiguant de manière agressive les rivières transfrontalières et en réduisant leur flux, la Chine a non seulement mis en danger la fragile écologie du Tibet, elle a gagné un avantage politique sur les nations en aval. Les mégabarrages et réservoirs qui prolifèrent rapidement - plus de 26000, soit la moitié du total mondial - sont des vannes que Pékin peut ouvrir et fermer selon son gré. Contrairement à son voisin indien, qui a signé de généreux traités de partage de l’eau avec le Pakistan et le Bangladesh, la Chine a sans répit repoussé les efforts visant à une allocation équitable des ressources..

En 1997, Pékin a rejeté une convention des Nations Unies qui prescrit un cadre pour le partage de l’eau. Quand Vladimir Poutine menace de bloquer l’approvisionnement de l’Europe en pétrole, cela stimule au moins les échanges parmi ses clients pour des sources d’énergie alternatives. Mais pour les voisins faibles et pauvres de la Chine, il n’y a pas d’alternative à l’eau. Ils sont de plus en plus à la merci de la Chine..

Voyageant "aux sources des puissants fleuves du Tibet", Buckley rencontre des gens dont les vies ont été dévastées par les actions chinoises. Au Cambodge, par exemple, il trouve que le poisson, ainsi que le limon des rivières si important pour la fertilisation des sols, disparaissent. Les barrages chinois ont arrêté leur mouvement naturel. Bien que Buckley ne le constate pas directement, son livre réaffirme l’avertissement contenu dans l’indispensable étude de Brahma Chellaney en 2011, "L’eau : le nouveau champ de bataille de l’Asie" : que la Chine, à travers ses barrages incontrôlés sur les rivières transfrontalières, puisse bientôt plonger l’Asie dans un conflit meurtrier pour l’eau..

Dans ce marasme, Buckley offre le modèle du Bhoutan aux autres Etats d’Asie. C’est une solution irréaliste. Les pays surpeuplés d’Asie ne peuvent dupliquer les politiques environnementales poursuivies par une petite monarchie bouddhiste vivant repliée sur elle-même. Cependant, au moment où beaucoup d’auteurs occidentaux acceptent de se censurer pour le privilège de mauvais goût d’être publiés en Chine, “Meltdown in Tibet” est rendu indispensable par le simple fait de son existence. Comme le prouve la condition des dissidents du Tibet et du Xinjiang, qui empire, que la vieille image des dirigeants chinois non élus puisse être rendue plus douce à travers les obligations s’est révélé un rêve désastreux. Le sort du Tibet ressemble à présent à un préambule glacial, plutôt que l’épilogue d’une histoire de la course au sommet impitoyable de la Chine..

http://www.tibetan.fr/?Litterature-Meltdown-in-Tibet-l


Book review: ‘Meltdown in Tibet,’ on China’s eco-destruction, by Michael Buckley

By Kapil Komireddi January 2

has written from South Asia, Eastern Europe, and the Middle East.

Meltdown in Tibet

China’s Reckless Destruction of Ecosystems From the Highlands of Tibet to the Deltas of Asia

By Michael Buckley

Palgrave Macmillan.

Mahatma Gandhi delivered a trenchant assessment of the British Empire in 1928. “The economic imperialism of a single tiny island kingdom is today keeping the world in chains,” he wrote. Gandhi would lead India to freedom by 1947. But writing at a time when he was still surrounded by the squalid spectacle of imperial exploitation, he imagined a future when Britain’s destitute subjects sought, upon their liberation from foreign rule, to mimic the hoggish habits of their colonial overlords. If the masses of Asia “took to similar economic exploitation” as the West, he warned, “it would strip the world bare like locusts.”

Michael Buckley renders an important service in this outspoken book by alerting us to the fact that, for millions of Tibetans, the desolate future evoked by Gandhi has been a reality for decades. Buckley, a Canadian journalist and photographer, has been traveling to Tibet for more than 30 years. Here, he documents the calamitous consequences of China’s unsparing usurpation of Tibet’s natural resources. Since its violent annexation of Tibet in 1950, China has relentlessly disfigured the hypnotically beautiful plateau. It has mined and carted away Tibet’s mineral wealth, dammed and diverted waters from its bountiful rivers, herded innumerable Tibetans into what it calls “New Socialist Villages,” suppressed the expression of Tibetan identity, and annihilated whole ways of life. “Tibet,” Buckley reminds us, “is the largest colony in the world.”

Buckley is a keen observer. Seemingly minute changes in Tibet’s environment set him off on a quest to uncover their underlying causes. Stung by a mosquito in Lhasa, Tibet’s capital, he is at first baffled: Mosquitoes aren’t supposed to be able to survive above 11,000 feet, and Lhasa sits at an altitude of 12,000 feet. Historically, Tibet has never been affected by malaria, still among the most fatal diseases in the vicinity. But as China’s aggressive colonization degrades Tibet’s habitat, this may soon change. The railway line from Beijing to Lhasa — a feat of engineering and a fount of pollution — brings trainloads of Han Chinese tourists and settlers who, occupying the top tier of China’s ethnic hierarchy and indifferent to the local customs, increasingly resemble the British in India: foreigners seeking fortunes and adventure in an exotic outpost.

Despite his emotional investment in Tibet, Buckley’s prose is not weighed down by sentimentalism. He does not romanticize or exalt the victims. “Tibetans were not environmentalists,” he notes. “They had no concept of sanitation, plumbing, or garbage disposal.” But unlike the starry-eyed Western observers of China who, enraptured by the glitz of Shanghai’s skyscrapers, have rushed to pronounce this the Chinese century, Buckley is mindful of the unfathomable human suffering on the periphery that underwrites the glamour of the governing elite who inhabit China’s metropolises. To them, Tibet is a source of prized minerals, hydropower and water — officially classified as “Water Tower Number One.” Having survived waves of genocide, Tibetans must now endure ecocide: deforestation, landslides and “ecological migration,” the Chinese euphemism for mass displacement caused by damming.

But the crisis engineered by China extends beyond its Buddhist colony.

Tibet, the third-largest reservoir of freshwater on Earth, is the source of some of Asia’s most vital rivers: Yangtze, Mekong, Yarlung Tsangpo. By Buckley’s estimation, the survival of more than 750 million people in nations downstream — India, Pakistan, Bangladesh, Burma, Laos, Cambodia — depends on waters originating in Chinese-controlled territory. By aggressively damming transboundary rivers and curtailing their flow, China has not only jeopardized Tibet’s fragile ecology; it has gained political leverage over the downstream nations. The rapidly proliferating megadams and reservoirs within China’s borders — more than 26,000, or half the world’s total — are taps that Beijing can turn on and off at will. Unlike neighboring India, which has signed generous water-sharing treaties with Pakistan and Bangladesh, China has repeatedly rebuffed efforts aimed at equitable resource allocation. In 1997, Beijing rejected a United Nations convention that prescribed a framework for water sharing. When Vladimir Putin threatens to block oil supplies to Europe, it at least spurs talk among his clients of alternative sources of energy. But for China’s weak and impoverished neighbors, there is no alternative to water. They are increasingly at Beijing’s mercy.

Traveling to “the tail-end of the mighty rivers flowing from Tibet,” Buckley meets the people whose lives have been devastated by China’s actions. In Cambodia, for instance, he finds that the fish, along with the river silt so essential to the soil’s fertilization, are disappearing. China’s dams have halted their natural movement. Although Buckley does not directly state this, his book reaffirms the warning contained in Brahma Chellaney’s indispensable 2011 study, “Water: Asia’s New Battleground”: that China, through its unrestrained damming of transboundary rivers, may soon plunge Asia into a deadly conflict over water.

Amid the gloom, Buckley offers Bhutan as a model for other Asian states. This is an unrealistic solution. Asia’s overpopulated countries cannot duplicate the environmental policies pursued by a tiny and reclusive Buddhist monarchy. Yet, arriving at a time when many Western authors are acquiescing in censorship for the tawdry privilege of being published in China, “Meltdown in Tibet” is made indispensable by the mere fact of its existence. As the worsening condition of dissidents from Tibet to Xinjiang demonstrates, the old trope that China’s unelected rulers can be softened through engagement has proved to be a disastrous fantasy. Tibet’s fate now looks like a chilling preamble, rather than the coda, to the story of China’s ruthless race to the top.
_____
Dans la plupart des pays, les citoyens possèdent la liberté de parole. Mais dans une démocratie, ils possèdent encore la liberté après avoir parlé.
André Guillois

Sunyata
http://sunyat.free.fr


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: Mar 13 Jan - 10:54 (2015)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Sunyata


Hors ligne

Inscrit le: 08 Oct 2009
Messages: 845

MessagePosté le: Mar 13 Jan - 10:55 (2015)    Sujet du message: texte.php on line 415 Navigation ActualitésLe Dalaï LamaBouddhisme TibetainTibetDocumentationLiensSalon CultureMedia Dans la même rubrique 12/01 — Littérature : ‘Meltdown in Tibet,’ l’éco-destruction par la Chine, de Michael Buckley Répondre en citant

Book review: ‘Meltdown in Tibet,’ on China’s eco-destruction, by Michael Buckley

http://www.washingtonpost.com/opinions/book-review-meltdown-in-tibet-on-chi…
_____
Dans la plupart des pays, les citoyens possèdent la liberté de parole. Mais dans une démocratie, ils possèdent encore la liberté après avoir parlé.
André Guillois

Sunyata
http://sunyat.free.fr


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:15 (2017)    Sujet du message: texte.php on line 415 Navigation ActualitésLe Dalaï LamaBouddhisme TibetainTibetDocumentationLiensSalon CultureMedia Dans la même rubrique 12/01 — Littérature : ‘Meltdown in Tibet,’ l’éco-destruction par la Chine, de Michael Buckley

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Sunyata Index du Forum -> Sunyata -> TIBET Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB and iRn
Traduction par : phpBB-fr.com