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LES DROITS DE L’HOMME AU TIBET

 
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Sunyata


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PostPosted: Tue 18 Dec - 19:30 (2018)    Post subject: LES DROITS DE L’HOMME AU TIBET Reply with quote

LES DROITS DE L’HOMME AU TIBET – Octobre 2018
Sources : Tibet.net – International Campaign for Tibet


DHARAMSALA : Un ancien prisonnier politique, Shonu Palden agé de 41 ans, est décédé le 30 Septembre 2018 après avoir longuement lutté contre les séquelles des tortures infligées lors de sa détention, confirmé par nos sources.

Shonu Palden a été arrêté le 18 Juin 2012 pour sa participation aux manifestations de masse de 2008. Il a été gardé au secret pendant plus de deux mois au centre de détention de Machu, comté de Macho, Kanlho (Chi : Gannan) dans la Région Autonome du Tibet, Province de Gansu, partie traditionnelle de l’Amdo. Il a été ultérieurement condamné à 2 ans et 9 mois d’emprisonnement pour avoir été le fer de lance des manifestations de Mars 2008 dans le comté de Machu mais a été relâché avant la fin de sa peine le 24 Juillet 2013, souffrant de multiples problèmes de santé.

Les problèmes de santé rencontrés par Shonu Palden sont liés aux tortures et aux séquelles consécutives à celles-ci lors de sa détention au secret. Les personnes gardées au secret par les autorités chinoises sont interdites de communiquer avec le monde extérieur et d’informer qui que ce soit de leur détention. Ils n’ont accès ni à un conseiller ni à un médecin et sont souvent sujet à des interrogations rigoureuses et à de tortures sévères.

Shonu Palden a été gardé au secret pendant plus de 2 mois et atrocement torturé ce qui a entrainé des blessures gravissimes. Ces blessures n’ont pas été traitées quand il était en prison. Après sa remise en liberté, il subit 2 opérations majeures et resté cloué au lit pendant très longtemps. Ce traitement tardif n’a pas soulagé sa douleur et il est mort le 30 Septembre 2018 à l’âge de 41 ans.

Sa femme et ses 3 enfants lui ont survécu, 2 filles/Namgyal Dolma 10 ans, Tashi Dolma 5 ans et un fils Tenzin Khunkyab 8 ans.

https://tibet.net/2018/10/former-political-prisoner-dies-after-suffering-prolonged-il


UN FESTIVAL DE PRIERES ANNULE EN PLEIN REGAIN DE CONTRÔLE DANS UN INSTITUT BOUDDHISTE RENOMME :
- Les officiels chinois ont annulé le festival de prières de Dechen Shedrup à Larung Gar dans l’Est du Tibet, conformément à la déclaration officielle disant qu’aucune réunion religieuse importante ne serait autorisée à Larung Gar. Les Enseignements religieux à Larung Gar, le Centre mondial le plus important d’Etudes de Bouddhisme tibétain réunissait habituellement des milliers de Chinois et de dévots tibétains ainsi que des visiteurs du monde entier. L’annonce de l’interdiction de ces réunions au prétexte que Larung Gar est un lieu consacré aux études religieuses plutôt qu’à la pratique religieuse et, que donc, les dévots concernés par d’autres domaines n’étaient pas les bienvenus.

- La sécurité a été accrue et la détresse des moines et des nonnes qui étudiaient à Larung Gar à Serthar est permanente (Chi Seda) Kardze (Ch Ganzi) dans la Région Autonome du Tibet, Sichuan (région tibétaine du Kham) après la mainmise totale du Parti Communiste sur le Monastère en 2017 qui fut suivie d’une vague de démolitions et d’expulsions. De nombreuses nonnes expulsées suite à cette reprise en main n’ont pas été relogées alors que les moines retournés dans leur village ne peuvent plus rejoindre les monastères et font face à de nombreuses restrictions.
Le ton officiel, bien plus sévère, de l’annonce de l’interdiction du festival pour la prière de Dechen Shedrup qui avait déjà été interdite en 2016 semble être le résultat de la réunion de 200 cadres et officiels qui reprennent la même position clé au sujet de l’Institut annoncée en 2017 et confirme la prise en main du management, des comptes, de la sécurité, des admissions et même du choix des textes étudiés. Ces décisions ont été précédées par la démolition des cellules de moines et nonnes, accompagnée d’expulsions massives.

Seuls les moines résidant actuellement à Larung Gar sont autorisés à dire les prières au moment du festival de Dechen Shedrup d’après une note officielle datée du 16 Octobre 2018.

La note officielle confirme également que la destination du Monastère est l’étude religieuse et l’éducation se référant à une restriction renforcée du contrôle dans un climat général déjà oppressif concernant la religion. Un ancien moine venant du Tibet ayant lu la note sur internet a dit « l’année dernière les autorités ont inventé des excuses variées pour annuler le festival prétextant des reconstructions et que la sécurité pourrait donc, entre autres, ne pas être assurée. Mais celle de cette année dit simplement qu’étant donné le « niveau moyen » de l’institut Nyingma, référence au fait que Narung Gar ait été fondé plus récemment que des institutions plus anciennes telle que par exemple Samye, aucun rassemblement religieux majeur ne se tiendrait là. La notice officielle réaffirme que la fonction de Larung Gar est l’éducation religieuse.

L’année dernière, le bannissement du festival de Dechen Schedrub coïncidait avec le renforcement de la sécurité et l’accroissement du check point à Larung Gar qui semble s’être intensifié cette année si l’on s’en réfère au rapport reçu par l’ICT. La police a choisi une approche plus stricte quant aux visiteurs de ce site avec des accès fermés pour Larung Gar, la ville de Serthar ainsi que d’autres sites à Kardze (chinois Ganzi) fermés aux étrangers au cours de l’été et des check points de police sur toutes les routes importantes menant à Larung Gar. La plupart des reconstructions du monastère ont été menées dans le but d’attirer les touristes ; le développement touristique dans la région de Serthar, sert d’outil pour contrer l’influence culturelle résiliente et monastique. Mais cette année, il apparaît que le tourisme est une priorité mineure pour les autorités, comparé à la mainmise du parti pour empêcher tout grand rassemblement de moines et de nonnes et imposer des restrictions encore plus contraignantes dans le but pour les autorités chinoises de siniser le bouddhisme tibétain.

Des rapports indiquent la conscience permanente parmi les moines et les nonnes de la présence de la police ainsi que d’officiels de la sécurité en civil, un visiteur a indiqué avoir aperçu un groupe de Chinois en civil dans un bus à l’extérieur du temple principal avec une pile de revolvers visible dans le véhicule. Ce même visiteur, qui avait déjà par le passé visité le monastère, a constaté que « L’endroit est tellement différent d’avant, tellement vide, pas seulement de moines et de nonnes mais également de pèlerins tibétains ainsi que de pèlerins chinois. Je me suis senti triste, brisé ».

Ce même voyageur a dit que les nonnes logées temporairement dans des bâtiments en préfabriqué près d’un nouvel établissement construit pour elles sur la route de Larung Gar n’étaient pas autorisées à retourner au monastère, quelques 200 autres nonnes attendaient dans des tentes sur une colline d’être relogées. Des nouveaux bâtiments pour les nonnes ont été reconstruits cet été mais on ignore en fait à qui ils sont réellement destinés.
Selon cette même source, l’histoire typique d’un moine qui a été expulsé de Larung Gar après avoir étudié au monastère depuis son enfance mais qui, après l’expulsion, a été assigné à rester dans son village et interdit d’étudier où que ce soit. Il leur a été conseillé, à lui et d’autres moines, de se défroquer et d’abandonner leur sacerdoce. D’autres personnes à Larung Gar lui ont dit que des moines et des nonnes en provenance de Lhassa, également expulsés, ont été emprisonnés dès leur retour dans la ville.
Cette année, le festival religieux de Dechen Shedrup tombe le 30 octobre et dure à peu près huit jours. Traditionnellement, un grand nombre de dévôts se retrouvent ensemble pour le festival. Il a déjà été annulé en 2016 pendant le pic des démolitions, une fois encore en 2009 après que les manifestations suivies par une forte répression se soient répandues au Tibet en 2008. L’année dernière, les autorités avaient promis qu’elles autoriseraient le festival et les moines avaient donc commencé les préparations, mais il a été soudainement annulé juste avant le début des prières qui devaient commencer le 6 novembre 2017.

Les photos récentes du complexe religieux qui revitalisait le bouddhisme tibétain dans les zones tibétaines depuis 1980 et attirait des milliers de pratiquants bouddhistes chinois ainsi que des tibétains, montraient trois larges espaces totalement vides après la démolition des maisons de part et d’autre. Des zones de résidences ont été partagées en plusieurs segments et une vaste zone bétonnée a été aménagée afin que les voitures de touristes puissent arriver jusqu’à leur hôtel. De nouveaux espaces destinés au stockage de l’eau et de l’électricité, ont été créés ainsi que des escaliers pour monter sur les collines. D’après un tibétain qui connait le lieu, « les derniers visiteurs ont constaté qu’il restait des infrastructures à construire mais pas au niveau des démolitions qui ont été effectuées et personne ne croit à la justification des autorités quant aux nombres des expulsions, qui sont tellement pénibles pour les tibétains mais montrent quel est l’agenda politique des autorités ».

Une brochure officielle éditée en août 2017 annonçait qu’une partie de Larung Gar serait destinée à être un « Institut ou Académie » avec un maximum de 1500 résidents, qui seraient pour la plupart des moines, ainsi qu’un monastère qui logerait un maximum de 3500 résidents, pour la plupart des nonnes. Ce même document, traduit en anglais par Human Rights Watch, pointe du doigt l’augmentation sévère du contrôle sur les religieux, en appelant à des limites strictes quant au nombre de résidents autorisés, et de la surveillance sans faille de la population du monastère par l’établissement d’un système de « gestion du réseau » à travers toute la cité. Il fait également état que chaque résident et visiteur devront être enregistrés « sous leur nom réel » avec, pour les moines, des symboles rouges ou des étiquettes rouges pour les différencier, tandis que les nonnes auraient des tampons jaunes ; quant aux dévôts, ils auraient des signes distinctifs verts.

Ces nouvelles mesures vont démoraliser la population religieuse de l’académie et affaiblir leur autorité ainsi que l’influence des enseignants religieux de Larung Gar.

Ce qui suit est la traduction d’une notice officielle qui a été publiée en chinois et tibétain :
Comité de Management du Monastère de Larung
Comité de Management de l’Académie des cinq sciences du Bouddhisme de Serthar
Bureau des Affaires Religieuses et Ethniques du Comté de Serthar

Notice concernant l’annulation du Festival de Dechen Shedrub en 2018 :
Dans le but de consolider et de promouvoir les résultats de la rectification des prières dans les temples clés en accord avec la nouvelle révision de « l’Ordonnance des Affaires Religieuses » ainsi que de la « Méthode d’administration des Affaires Religieuses » dans la Préfecture tibétaine autonome de Kardze, le monastère de Larung Gar n’organisera pas le festival de Dechen Shedrub en 2018. Seuls les moines résidents pourront lire les écritures et aucun moine, membre des masses de croyants de l’extérieur du monastère ou d’un quelconque institut, ne sera autorisé à y participer. Les comités et gouvernements du parti doivent diriger la masse en lui donnant une bonne orientation idéologique et décourager les moines des alentours ainsi que les nombreux croyants à venir à Larung Gar.

D’après le Département Uni du Travail, l’installation de l’Institut bouddhiste des Cinq Sciences du Comté de Sertar à Larung, ainsi que le monastère lui-même, ont été chacun séparément approuvés par le Bureau National des Affaires Religieuses en tant que « Institut Bouddhiste des Cinq Sciences de Sertar ». Etant donné que cet Institut est l’un des centres d’entraînement de niveau moyen de l’école Nygma de la Préfecture de Kardze, responsable pour les travaux en langue tibétaine concernant le bouddhisme tibétain, ce n’est pas le seul acteur principal à pouvoir s’occuper des activités bouddhistes. Quelle que soit la communication, en ligne ou non, proclamant que l’Institut Bouddhiste des Cinq Sciences de Sertar puisse organiser n’importe quel type de festival bouddhique, est faux. Nous demandons respectueusement à ce que toutes les villes et villages guident correctement les masses de moines et de croyants.

(Sceau du Comité de Management du Monastère de Larung)
(Sceau du Comité de Management de l’Académie des Cinq Sciences du Monastère de Larung)
(Sceau du Bureau des Affaires Religieuses et Ethniques du Comté de Sertar)

https://www.savetibet.org/prayer-festival-cancelled-amid-tightening-control-at-famous


LES TIBETAINS DE GANSU PROTESTENT CONTRE LE MANQUE DE COMPENSATION POUR LA PERTE DE LEUR CHEPTEL

Des douzaines de tibétains habitants de la Province chinoise de Gansu protestent en face des bureaux gouvernementaux dans le Comté de Chone afin de demander les compensations promises pour la restriction du bétail appliquée il y a trois ans sur ordre gouvernemental (de source tibétaine). Les manifestations ont été lancées le 13 octobre dans le village de Chone’s Nyipa et en appelaient aux autorités à fournir les subsides gouvernementaux promis ainsi que d’autres bénéfices pour une centaine de familles ayant réduit leur cheptel comme imposé.

S’ex primant sur une vidéo obtenue par Radio Free Asia/Département Tibétain, un villageois rapporte que les promesses faites par les officiels en 2015 n’ont toujours pas été honorées.

« Le gouvernement a failli, en ne délivrant pas comme promis une assistance aux familles », vidéo qui a largement circulé dans les médias sociaux tibétains. « Donc, comme ils n’ont pas reçu l’assistance promise par le gouvernement, les tibétains habitant le village de Nyipa élèvent une protestation ». Les efforts gouvernementaux pour limiter le nombre de troupeaux d’animaux appartenant à des familles tibétaines, ont été guidés par leurs préoccupations quant au surpâturage des prairies vulnérables. Mais, ce frein apporté au nombre d’animaux a eu l’impact inverse sur les moyens de subsistance locaux disent les villageois.

« Les villageois pensent qu’ils ont été bernés par le gouvernement. »

Les tibétains qui prennent part aux protestations incluent des villageois âgés qui dorment actuellement à même le sol depuis quelques nuits car les officiels ne tiennent aucun compte de leurs plaintes.

Lorsque Golog Jigme, ancien prisonnier politique vivant en Suisse, a parlé au Département tibétain de Radio Free Asia le 17 octobre, il a rapporté qu’à peu près soixante ou soixante-dix des cent familles du village de Nyipa n’ont plus du tout de bétail.
« Les trente familles restantes ont maintenant vendu tous leurs animaux, vaches, yaks, moutons » a dit Jigme, citant ses contacts dans la région. Il a réitéré des demandes aux officiels du Comté de Chone à ce sujet, sans réponse à ce jour.

Rapporté par Dorjee Tso et Sonam Lhamo pour RFA/Dpt Tibétain.
Traduit par Dorjee Damdu. Rédigé en anglais par Richard Finney ;

https://www.rfa.org/english/news/tibet/livestock-10182018150050.html

LES PROTESTATAIRES TIBETAINS AU SUJET DE LEUR TERRE ATTAQUES ET BATTUS A QINGHAI

Des travailleurs chinois installant un panneau solaire dans la province de Qinghai la semaine dernière, ont attaqué un groupe de tibétains protestant de leur intrusion dans une zone de pâturage, traînant l’un des tibétains blessé sur leur camion et l’abandonnant ensuite sur le sol (source tibétaine).

Cette agression est survenue le 11 octobre lorsque des groupes de travailleurs sont arrivés dans le village de Cheoje dans le Tsolo (ch : Hainan) dans la Préfecture tibétaine autonome de Chabcha, a rapporté une source locale au Département tibétain du RFA.

« Les entrepreneurs chinois devaient amener de lourdes machines ainsi que d’autres véhicules en traversant des prairies appartenant à des tibétaine afin d’atteindre le site et les tibétains locaux leur demandaient de leur verser une compensation ou de signer un accord avec eux » (source tibétaine sous condition d’anonymat). « Quand les chinois ont refusé, il y a eu une confrontation » rapporte la source.
Dans une vidéo concernant cet événement et envoyée au RFA, un protestataire tibétain tentant d’arrêter le travail est percuté par le camion d’un ouvrier chinois, le véhicule accélère et s’enfuit avec le tibétain toujours accroché au pare-choc. Un peu plus tard, un travailleur chinois s’approche de l’homme qui git inconscient sur le sol et lui donne des coups de pieds dans la tête, tandis que les autres ouvriers attaquent à coups de pelle et battent les tibétains venus secourir le blessé.

« Quand d’autres tibétains arrivèrent pour se battre contre les ouvriers, la police chinoise est arrivée. Pour le moment, le projet d’installation du panneau solaire est temporairement abandonné ».

S’exprimant aussi à la RFA, une deuxième source locale a rapporté que deux tibétains avaient été blessés lors de la rixe et la police avait emmené plusieurs des ouvriers chinois en prison. « Des détails sur leur statut actuel demeurent inconnus » a-t-il ajouté.

Les projets de développement chinois dans les zones tibétaines ont conduit à de nombreux affrontements avec les tibétains qui accusent les entreprises chinoises et les officiels locaux de se saisir de territoires leur appartenant et de perturber la vie des populations autochtones. Ce qui mène à des actes violents, à la détention des organisateurs des protestations et à une répression intense sur la population locale afin de complaire aux vœux du gouvernement.

Rapport par Lhuboom pour RFA/Département Tibétain. Traduit par Dorjee Damdul. Rédigé en anglais par Richard Finney.


https://www.rfa.org/english/news/tibet/land-10172018140851.html



DES VILLAGEOIS TIBETAINS EXPULSES DE LEURS MAISONS DANS LE COMTE DE CONJO A CHAMDO

Les autorités chinoises ont ordonné à des villageois tibétains vivant dans un Comté du Tibet de l’est, riche en ressources diverses, de se reloger ailleurs afin de laisser la place pour des projets d’extraction de minerais et de développement, d’après une source locale. Ces déplacements forcés affectent neuf villages à Chamdo (Ch : Changdu) dans la Préfecture de Gonjo, et doivent être finalisés fin 2018. (Rapporté par un résident sous couvert d’anonymat).

Les villages devant être évacués incluent Chaka, Pallo, Yasha, les hauts et bas de Deb, Chulsum et Garnyi (RFA) ajoutant que les résidents seront relogés à Meldro Gongkar et Toelung dans la municipalité de Lhassa et dans la région de Lhoka, plus à l’ouest.

Les tibétains de ces villages croient que les autorités chinoises locales de Gonjo veulent construire une centrale électrique ainsi qu’effectuer de l’extraction minière dans la région et que c’est pour ces raisons qu’ils sont expulsés de leurs terres ancestrales.
« Les tibétains du village de Gonjo vendent leur bétail ou les amènent chez le boucher afin de préparer leur migration forcée ». Le Comté de Gonjo est connu pour ses ressources naturelles ainsi que pour l’abondance du yartsa gunbu (ou Cordyceps) atteignant des prix faramineux et qui sont des champignons médicaux renommés.

Le nombre de villageois concernés par cet ordre n’est pas clair. Le Comté de Gonjo compte une population d’environ quarante mille personnes si l’on en croit le recensement conduit en 2010.
« Dans les termes de l’ordre d’expulsion chinois, durant la cueillette du yartsa gunbu, les villageois seront autorisés à revenir dans la région pendant les vingt prochaines années.

Ces dernières expulsions vont partie d’une série d’autres concernant Gonjo ainsi que d’autres régions comme plusieurs villages ont été forcés de s’y soumettre, à Nyingtri dans la Préfecture de Kongpo il y a environ dix ans.

En mai 2015, les autorités chinoises ont sévi sur des villageois protestant contre la construction d’une route menant à un site d’extraction de minerai concernant une montagne sacrée à Gonjo, détenant un nombre indéterminé de personnes et laissant derrière eux de nombreux blessés graves (source RFA).

La construction de la route menant à la montagne Mini proche du village d’Awong s’est terminée vers le 2 avril après avoir été bloquée l’année précédente par des opposants au projet.

Certaines régions tibétaines sont devenues pour la croissance économique chinoise une importante source de minerais et les opérations minières ont fréquemment menées à l’affrontement avec les tibétains qui accusent les entrepreneurs chinois de la destruction de sites à caractère spirituel reconnu tout en polluant l’environnement lors de leur extraction.

Rapport de Dawa Dolma pour RFA/Département Tibétain. Traduit par Dorjee Damdul. Rédigé en anglais par Richard Finney.

www.rfa.org/english/news/tibet/villagers-10012018151232.html

Traduction française Anne Gianni
_____
Dans la plupart des pays, les citoyens possèdent la liberté de parole. Mais dans une démocratie, ils possèdent encore la liberté après avoir parlé.
André Guillois

Sunyata
http://sunyat.free.fr


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